Centrale de Cattenom – «Le Luxembourg pose des questions légitimes»

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Centrale de Cattenom«Le Luxembourg pose des questions légitimes»

CATTENOM - Le directeur de la centrale nucléaire a présenté le bilan 2016 et rappelé qu'il continuera de répondre aux questions des «voisins» en matière de sécurité.

Thierry Rosso, directeur du site, a indiqué qu'en 2016, la centrale de Cattenom a été soumise à 30 visites de l'Autorité de sûreté nucléaire, certaines inopinées, à 20 000 contrôles et 68 exercices incendie.

Thierry Rosso, directeur du site, a indiqué qu'en 2016, la centrale de Cattenom a été soumise à 30 visites de l'Autorité de sûreté nucléaire, certaines inopinées, à 20 000 contrôles et 68 exercices incendie.

L'essentiel

«Cattenom est un site qui nous fait peur», avait confié Xavier Bettel en avril 2016, appelant alors à sa fermeture. Près d'un an après et au moment de présenter le bilan de l'année écoulée, le directeur de la centrale française, Thierry Rosso, n'a pas souhaité commenter les positions politiques. «Le Luxembourg est très attentif à ce que nous faisons, a-t-il néanmoins relevé. Il est légitime que des questions se posent et l'on se doit d'y répondre».

En guise de réponse, Thierry Rosso a rappelé qu'en 2016, le site de Cattenom a été soumis à 30 visites de l'Autorité de sûreté nucléaire, certaines inopinées, à 20 000 contrôles «jusqu'à l'analyse du lait produit par les vaches du secteur» et 68 exercices incendie. «Nos métiers sont parfois mystifiés mais notre rôle est de produire de l'électricité et ce, en toute sûreté!», insiste le directeur, rappelant au passage que la surveillance des sites nucléaires s'intensifie depuis quelques années.

«Une petite ville»

L'an passé, la centrale de Cattenom, qui fêtait ses 30 ans, a bénéficié de 172 millions d'euros de travaux de maintenance et d'une visite décennale qui a validé l'activité du réacteur numéro 1 pour dix ans supplémentaires. «L'objectif d'EDF est d'amener la licence d'exploitation à 60 ans. Chaque opération doit permettre d'amener l'équipement au plus proche du neuf», rassure Thierry Rosso.

Quoi qu'il en soit, la centrale de Cattenom est là et bien là. Jusqu'à 3 500 personnes par jour (dont 1 300 salariés d'EDF) y ont travaillé l'an passé et son impact sur le territoire à la frontière du Luxembourg est significatif. EDF a embauché 51 collaborateurs en 2016, produit 31,2 milliards de kWh «soit 75% des besoins en consommation de la région Grand Est», et payé 104 millions d'euros d'impôts et taxes au niveau local et national. «La centrale de Cattenom devient une petite ville», conclut Thierry Rosso.

(Nicolas Chauty/L'essentiel)

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