Attaque chimique en Syrie – Le Luxembourg réclame une réunion d’urgence

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Attaque chimique en SyrieLe Luxembourg réclame une réunion d’urgence

Le Grand-Duché, comme la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis ont demandé à ce que le Conseil de sécurité de l'ONU se réunisse à propos d'un massacre en Syrie qui aurait été perpétré à l'arme chimique.

Cette réunion devrait se tenir dans l'après-midi sous la forme de consultations à huis-clos, a précisé un diplomate de l’ONU. L'Arabie saoudite avait également appelé auparavant à une réunion d'urgence du Conseil. La Maison blanche a réclamé un «accès direct» à l'équipe d'experts de l'ONU présentes en Syrie pour enquêter sur ces accusations. Paris et Londres doivent par ailleurs envoyer mercredi une lettre commune au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon pour appuyer cette demande. Le président français François Hollande avait demandé que ces inspecteurs se rendent sur place rapidement.

L'opposition syrienne a accusé mercredi le régime de Bachar al-Assad d'avoir tué 1 300 personnes dans une attaque chimique près de Damas et la communauté internationale d'être «complice par son silence». L'attaque, qui semble être l'une des plus violentes du conflit même s'il n'était pas possible de vérifier le bilan avancé, a suscité une vague de condamnations internationales. Le régime a cependant catégoriquement démenti avoir utilisé des armes chimiques. La Russie a estimé de son côté qu'il s'agit d'une «provocation».

L'objectif des consultations au Conseil sera de «prendre la température et d'informer» les 15 pays membres mais elles ne devraient déboucher sur aucune prise de position formelle du Conseil, a indiqué un diplomate. «C'est une première discussion à chaud», a-t-il ajouté. Quant à la demande d'enquête, il «sera sans doute compliqué» pour l'ONU d'y répondre, a-t-il expliqué, car le site près de Damas où aurait eu lieu le massacre ne figure pas parmi les trois sites suspects qui ont fait l'objet d'un accord entre l'ONU et le régime syrien. Cette demande «sort du cadre négocié», a noté le diplomate, ce qui fait que le chef de l'équipe des experts, le suédois Ake Sellstrem, «devra négocier de nouveau avec les autorités syriennes».

(L'essentiel Online/AFP)

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