Campagne de prévention – Le Luxembourg s'attaque à la maladie de Lyme

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Campagne de préventionLe Luxembourg s'attaque à la maladie de Lyme

LUXEMBOURG - Le ministère de la Santé a présenté ce vendredi une campagne de sensibilisation pour prévenir les maladies transmises à l’homme par les morsures de tiques.

Le ministère de la Santé lance une campagne d’information «Attention aux tiques!» dans l’objectif de sensibiliser le grand public aux moyens de protection contre les piqûres de tiques.

Le ministère de la Santé lance une campagne d’information «Attention aux tiques!» dans l’objectif de sensibiliser le grand public aux moyens de protection contre les piqûres de tiques.

AFP

Suite au débat public de février, provoqué par la pétition lancée par Tania Silva, atteinte de la maladie de Lyme, la ministre de la Santé, Lydia Mutsch, a présenté ce vendredi une campagne d’information baptisée «Attention aux tiques! Comment se protéger?». «Trop de gens ignorent encore les risques que peuvent entraîner des piqûres de tiques», a expliqué la ministre LSAP. «Cette campagne a pour but d’informer le grand public sur les risques et les moyens de protection contre les tiques ainsi que sur les gestes à adopter en cas de morsure».

Dans le détail, une vidéo, des affiches et dépliants informatifs seront envoyés aux écoles, communes, cabinets médicaux, clubs de sport et autres associations. Ces supports expliqueront comment se protéger contre les piqûres de tiques et fourniront des conseils sur la conduite à tenir en cas de morsure. Des pinces à tiques seront également mises à disposition de la population. De plus, des panneaux informatifs seront installés à des endroits stratégiques dans les forêts.

La loi va évoluer

Au Luxembourg, près d’une centaine de cas suspects de borréliose (ou maladie de Lyme) sont signalés tous les ans, a estimé la ministre. Les médecins sont censés déclarer la maladie à l’autorité sanitaire. Toutefois, ces déclarations font souvent défaut, de sorte qu’il est très difficile d’estimer le nombre de patients infectés.

«Un avant-projet de loi obligeant les médecins et les laboratoires à déclarer les maladies infectieuses diagnostiquées, dont la maladie de Lyme, sera bientôt soumis au Conseil de gouvernement pour remédier à cette situation», a précisé Lydia Mutsch.

S’il n’existe actuellement aucun vaccin contre la maladie transmise par les tiques, le Luxembourg Institute of Health (LIH) travaille à sa conception et il pourrait voir le jour dans un délai de deux ans.

(Pascal Piatkowski/L'essentiel)

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