Dès 2024 – Le Luxembourg s'engage pour rejoindre la Lune
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Dès 2024Le Luxembourg s'engage pour rejoindre la Lune

LUXEMBOURG - De manière pacifique et au profit de l’humanité, le Grand-Duché s’est accordé avec sept autres pays, afin de revenir sur la Lune à l'horizon 2024.

Le Grand-Duché fait désormais partie des membres fondateurs du programme Artemis.

Le Grand-Duché fait désormais partie des membres fondateurs du programme Artemis.

AFP/Editpress

Le Luxembourg fait désormais partie d’un club exclusif au niveau spatial. En intégrant le premier groupe des pays signataires, le Grand-Duché fait partie des membres fondateurs du programme Artemis, au même titre que les États-Unis, l’Australie, le Canada, l’Italie, le Japon, les Émirats arabes unis et le Royaume-Uni. Dès 2024, ces pays ont pour ambition d'envoyer, pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, un homme et une femme sur la Lune.

«Pour le Luxembourg, c'est une réussite formidable», s'est félicité Franz Fayot, ministre de l'Économie à notre micro. «C'est le fruit d'années d'efforts accomplis depuis quatre/cinq ans. On a vraiment mis le paquet sur ce secteur et cela a été reconnu par les États-Unis, avec qui nous avons une excellente coopération dans le domaine de l'espace, depuis l'accord que nous avons signé en 2019. C'est une très belle reconnaissance en tant que petit pays. Cela coûte de l'argent au Grand-Duché. Le développement du secteur coûte de l'argent et le gouvernement luxembourgeois a décidé d'accorder un budget à ce niveau-là. Notre contribution au programme Artemis se déroulera dans le cadre de ce budget. Notre contribution exacte à Artemis n'est pas encore fixée, mais je pense que c'est de l'argent bien investi, car c'est un secteur d'avenir en plein développement».

Le drapeau du Luxembourg, un jour, sur la Lune?

Peut-on dès lors imaginer un citoyen luxembourgeois prendre la direction de la Lune dans les quatre années à venir? «Même si j'ai quelques idées sur de potentiels candidats luxembourgeois», sourit Franz Fayot, «ce n'est pas notre objectif premier. Ce sera plus dans une visée d'exploration qui est notre axe de développement et aussi d'exploitation des ressources spatiales. Toujours dans un esprit de durabilité, de respect et d'un intérêt commun international. Le Luxembourg interviendra sans doute dans une deuxième phase du développement du programme. Après, on peut toujours rêver, peut-être que dans dix ans ou plus, on aura, un jour, un astronaute luxembourgeois éligible pour le voyage vers la Lune»

Et lorsqu'une base lunaire sera installée sur place, à l’horizon 2030, le Grand-Duché pourrait alors intervenir, avec son expertise, au niveau de l’utilisation des ressources spatiales. «On a déjà un nombre important d'entreprises qui sont actives dans la prospection et la construction de petits satellites ou de petits engins», rappelle le ministre de l'Économie. «Il y a donc beaucoup de débouchés et de potentiel pour nos entreprises. Donc on peut certainement rêver de planter un jour le drapeau du Luxembourg sur la Lune».

(Frédéric Lambert/L'essentiel)

En route vers d'autres planètes

Mais quel est donc l’objectif des accords Artemis, un programme initiée par la NASA des États-Unis? «Soutenir l’exploration spatiale et renforcer les relations pacifiques entre les nations», a souligné Franz Fayot lors d’une conférence de presse organisée ce mercredi, dans la capitale.

«Cet accord s’intègre parfaitement aux efforts du Luxembourg pour une exploration pacifique et durable de l’espace. On veut s'établir plus durablement pour pousser l'exploration de l'espace et pourquoi pas un jour, vers d'autres planètes, qui sont pour le moment inaccessibles techniquement».

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