Le LSAP fait le point – «Le Luxembourg va mieux qu'il y a deux ans»

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Le LSAP fait le point«Le Luxembourg va mieux qu'il y a deux ans»

LUXEMBOURG - Le chef de la fraction socialiste, Alex Bodry, est revenu ce vendredi sur les dix derniers mois à la Chambre des députés. Et il se veut plutôt positif.

Alex Bodry, à gauche, estime que la coalition, même si elle n'est pas la plus populaire, «est celle qui mène la politique adéquate».

Alex Bodry, à gauche, estime que la coalition, même si elle n'est pas la plus populaire, «est celle qui mène la politique adéquate».

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Conscient que «cette coalition n'est pas la plus populaire», le chef de la fraction du LSAP, Alex Bodry, estime néanmoins «qu'elle est celle qui mène la politique adéquate». Pour illustrer son propos, il s'est appuyé sur les prévisions de croissance du Statec pour cette année et l'année prochaine. «Avec 3,5 à 4 % de croissance de PIB pour cette année et une prévision à 3% pour 2016, on peut dire que les chiffres sont bons, surtout qu'ils s'accompagnent d'une baisse du chômage estimée à 6,6% l'an prochain. Nous n'avons pas eu de chiffres aussi positifs depuis sept ou huit ans et c'est sans doute, en partie, grâce à la politique menée par le gouvernement».

Et des exemples positifs du travail de la coalition DP-LSAP-Déi Gréng depuis décembre 2013, Alex Bodry en avait plein son panier au risque de passer pour amnésique. Sur le dialogue social, notamment. «Cette coalition est parvenue à relancer le dialogue social au Luxembourg qui était paralysé», a-t-il lancé, tout en évitant soigneusement d'évoquer les tensions actuelles avec les enseignants, chez Cargolux ou dans la police.

Mieux qu'il y a deux ans

Quant aux récents sondages, qui montrent une dégringolade, Alex Bodry ne s'en émeut pas plus que ça. «Ce gouvernement s'est fixé des objectifs. Le Luxembourg va mieux qu'il y a deux ans, les chiffres le montrent. Il ne faut pas se laisser guider par les sondages. Il faut écouter, certes, et même le cas échéant rectifier le tir». Le président du LSAP, également député dans le Nord, Claude Haagen, s'est quant à lui exprimé sur la réforme fiscale. Il s'est fermement opposé à l'idée du CSV de baisser les impôts des entreprises sans aucune autre contrepartie.

«Je suis impatient de voir ce que le CSV et l'ADR vont offrir comme alternative pour l'imposition des personnes physiques». À noter que l'introduction d'une nouvelle tranche maximale d'impôts sur le revenu pour les plus riches reste d'actualité. De là à convaincre le partenaire de coalition libéral? «Il est encore trop tôt». Sur le thème de la présidence luxembourgeoise du Conseil de l'UE, Marc Angel a insisté sur la dimension sociale. «Les défis sociaux sont vitaux pour l'Union européenne, la crise grecque en est une parfaite illustration», a-t-il avancé.

(Patrick Théry/L'essentiel)

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