Cyclisme: Le Luxembourg veut revoir le Tour sur ses terres en 2027

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CyclismeLe Luxembourg veut revoir le Tour sur ses terres en 2027

LUXEMBOURG - Plus personne ne s'en cache. Le Grand-Duché aimerait revoir le Tour de France revenir au pays 100 ans après le premier succès de Nicolas Frantz.

En 2017, la 4e étape du Tour de France était partie de Mondorf.

En 2017, la 4e étape du Tour de France était partie de Mondorf.

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La récente victoire de Bob Jungels lors de la 9e étape du Tour de France a donné de l'amplitude à une envie déjà ressentie lors de l'arrivée de la Grande Boucle à Longwy. Le Grand-Duché a bel et bien la ferme intention de voir revenir le Tour sur ses terres dans les années à venir. Une année est d'ores et déjà sur toutes les lèvres: 2027. Soit 100 ans après la première victoire de Nicolas Frantz, deuxième Luxembourgeois à remporter la plus grande des courses à étapes après François Faber en 1909.

Du côté de la ville de Luxembourg, la bourgmestre Lydie Polfer se souvient «d'une expérience exceptionnelle au niveau de l'organisation» lorsque la capitale a accueilli les grands départs en 1989 et en 2002. «On verra où on sera dans cinq ans», poursuit-elle, «mais une chose est sûre: si tout le monde s'y met, la ville et l'État, on peut y arriver. Et on a déjà démontré que l'on savait être à la hauteur d'un tel événement.

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«Jamais deux sans trois», se veut optimiste, Serge Wilmès, Premier échevin. «Le collège échevinal va montrer au gouvernement et au ministre des Sports que la ville est intéressée. 2027 est une année historique par rapport à Nicolas Frantz, une grande figure du cyclisme. À l'époque, en 1927, on parlait même de «Tour de Frantz».

Pour Luxembourg et sa commune natale Mamer, ce serait un grand honneur d'accueillir le Tour de France. Une étape ou un grand départ, on n'exclut rien, même si nous n'avons encore rien décidé».

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«Une organisation énorme qui rapportera quelque chose»

En 2019, en accueillant le grand départ durant deux jours, la ville de Bruxelles aurait ainsi permis de rentrer plus de 32 millions d'euros pour un investissement initial estimé à 9 millions. «Un grand départ, on ne le fait pas chaque année», poursuit Serge Wilmès, «mais peut-être tous les 20 ans. Cela coûte, c'est clair, mais on ne sera pas tout seul à dépenser de l'argent.

C'est une organisation énorme, mais ça rapportera quelque chose. Au pays et à la ville. En termes d'image et de destination touristique. Et puis, il faut être cohérent, le vélo, ce n'est pas seulement le sport, mais aussi un moyen de déplacement».

Le ministre des Sport, George Engel, assistera à la 12e étape du Tour de France entre Briançon et l’Alpe d'Huez le jeudi 14 juillet et sera présent au départ de la 13e étape partant du Bourg d'Oisans pour arriver à Saint-Étienne. L'occasion de rencontrer les coureurs luxembourgeois, Bob Jungels et Kevin Geniet, mais également de croiser les responsables de l’organisation du Tour de France, dont le directeur Christian Prudhomme.

(Frédéric Lambert)

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