Stratégie face au Covid – Le Luxembourg veut sortir du «mode pandémie»
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Stratégie face au CovidLe Luxembourg veut sortir du «mode pandémie»

LUXEMBOURG - Généralisation de la 3e dose, obligation vaccinale, fin des restrictions... quelle est la stratégie du pays pour sortir (enfin) de cette crise sanitaire?

«Notre but est d’avancer au niveau des vaccinations. De premiers exemples montrent que ça peut marcher, comme le Danemark, qui a enlevé toutes les restrictions», insistait lundi, la ministre de la Santé, Paulette Lenert.

«Notre but est d’avancer au niveau des vaccinations. De premiers exemples montrent que ça peut marcher, comme le Danemark, qui a enlevé toutes les restrictions», insistait lundi, la ministre de la Santé, Paulette Lenert.

Alain Rischard

Proposée depuis peu aux personnes âgées, la 3e dose de vaccin va-t-elle se généraliser? «On n'a pas encore de proposition formelle mais ce n’est pas un secret que tous les chercheurs sont en train de plancher là-dessus, confiait lundi, la ministre de la Santé, Paulette Lenert. C’est la tendance et on s’attend à ce que le Conseil supérieur des maladies infectieuses (CSMI) nous fasse une recommandation en ce sens dans les semaines à venir. Mais il n’y a pas de date précise».

Jusqu'ici, le CSMI a indiqué ne pas disposer d’éléments probants sur l’utilité d’une 3e dose pour toute la population. «Ils ont une approche que j’apprécie. On est en pleine pandémie, les recherches avancent avec elle comme les données disponibles. Ils prennent le temps d’avoir suffisamment d’assise scientifique. De sorte qu’au moment où ils recommanderont la 3e dose, je suis persuadée qu’ils auront assez de connaissances pour asseoir leur décision», poursuit la ministre.

«Idéalement, comme le Danemark»

« Actuellement la priorité c’est la 3e dose pour les personnes vulnérables et surtout âgées, et l’autre c’est la première dose pour tous ceux qui ne sont pas encore vaccinés, car il faut obtenir un taux de vaccination important dans la population et on n'est pas encore dans une position optimale», précisait le directeur de la Santé, Jean-Claude Schmit.
Si elle suscite de vifs débats, comme le prouve une récente pétition, la vaccination obligatoire n’est toujours pas à l’ordre du jour.

«C’est réévalué régulièrement. Pour l’instant on est unanimes sur ce point, notre but est d’avancer au niveau des vaccinations. De premiers exemples montrent que ça peut marcher, comme le Danemark, qui a enlevé toutes les restrictions. Idéalement on en arrive là: on va avoir un taux de vaccination suffisamment haut pour couper court à toutes ces discussions», insiste Paulette Lenert, précisant que le Danemark a levé ses mesures avec environ 80% de la population adulte vaccinée.

«Il faut qu’on continue à vivre»

«Mais personne ne sait si ça va vraiment marcher, les semaines à venir vont nous le montrer», précise la ministre de la Santé. De là il faudra ajuster. On ne peut pas rester éternellement en mode de pandémie non plus. Pour ma part j’espère qu’on va pouvoir poursuivre sur le mode de la conviction, avoir un maximum de gens qui se solidarisent et qu’on puisse s’en sortir tout simplement».

Si ça ne suffit pas, faudra-t-il imposer? «On ne l’envisage pas dans une première phase. Si on n'arrive pas à avoir avec la rapidité souhaitée le taux requis, c’est plutôt au niveau du CovidCheck qu’on essaierait de généraliser davantage, plutôt que d’aller vers des obligations vaccinales. Il faut qu’on continue à vivre, si ce n’est pas le taux de vaccination, le pass sanitaire offre des possibilités de normalité. On a eu beaucoup de mois pour s’y habituer».

(L'essentiel/Nicolas Martin)

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