France/Grand Est – Le médecin palpait les parties intimes sans prévenir

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France/Grand EstLe médecin palpait les parties intimes sans prévenir

METZ - Un ex-médecin inspecteur général de la police du Grand Est, condamné pour agressions sexuelles sur de jeunes adjointes de sécurité, a été radié de l'Ordre des médecins.

L'ancien médecin, âgé d'une soixantaine d'années, a été définitivement condamné à un an de prison avec sursis pour agressions sexuelles sur 8 jeunes policières, lors de visites médicales à Reims.

L'ancien médecin, âgé d'une soixantaine d'années, a été définitivement condamné à un an de prison avec sursis pour agressions sexuelles sur 8 jeunes policières, lors de visites médicales à Reims.

AFP/Image d'illustration

«Ce médecin a d'abord été jugé par la justice» qui l'a condamné à un an de prison avec sursis et «nous l'avons ensuite traduit devant la justice ordinale, la chambre disciplinaire de l'Ordre des médecins du Grand Est qui l'a radié», a indiqué Laurent Dap, le président du Conseil de l'ordre des médecins de Moselle. La décision de le radier, qui lui interdit tout exercice de la médecine, a été rendue vendredi, a-t-il ajouté.

«C'est la sanction la plus sévère», a indiqué à France Bleu Lorraine Nord l'avocat de l'ordre des médecins de la Moselle, Me Stanislas Louvel. «Il réalisait des examens d'aptitude sur les jeunes recrues de la police (...) Il faisait des (palpations) sans prévenir les gens de ce qu'il allait faire», ce qui n'était «pas conforme à l'éthique», a explique le Dr Dap.

Des agressions sexuelles sur huit jeunes policières

«Quand on fait des (palpations) des parties intimes des gens, il faut (les) prévenir de ce que l'on va faire et pourquoi on va le faire», a-t-il ajouté. «C'est le non-respect des personnes qui a été sanctionné», a-t-il insisté. L'ancien médecin, qui conteste toujours les agressions, peut toutefois faire appel de cette radiation auprès de l'Ordre national des médecins, a précisé le Dr Dap.

Basé à Metz, cet ancien médecin âgé d'une soixantaine d'années a été définitivement condamné à un an de prison avec sursis pour agressions sexuelles sur 8 jeunes policières lors de visites médicales à Reims. Il doit de nouveau être jugé pour des faits similaires à l'automne devant le tribunal correctionnel de Metz après une douzaine de nouvelles plaintes.

(L'essentiel/afp)

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