Au Luxembourg – Le métier de boucher «pas assez mis en avant»

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Au LuxembourgLe métier de boucher «pas assez mis en avant»

LUXEMBOURG - Le métier de boucher peine à trouver des apprentis. Rencontre avec des jeunes formés à La Provençale.

Il est possible de se tourner vers la boucherie après un DAP restaurateur.

Il est possible de se tourner vers la boucherie après un DAP restaurateur.

Déjà titulaire d'un DAP (diplôme d'aptitude professionnelle) Restaurateur, Sven, 20 ans, prépare maintenant un DAP Boucherie. «J'avais envie de voir quelque chose d'autre dans le domaine de l'alimentation. J'aime le fait que ce soit un travail d'équipe, plus manuel», explique-t-il. Comme lui, Christophe, 21 ans, a également décidé de se tourner vers la boucherie après un DAP Restaurateur.

«Quand j'étais petit, mon grand-père faisait les saucisses à la maison, raconte Miguel, 20 ans. J'ai essayé de faire des études dans la nutrition puis on m'a dit "Pourquoi tu ne ferais pas boucher?". J'ai essayé et j'ai beaucoup aimé». Ces apprentis à La Provençale sont encadrés par Frédéric Riffaud, meilleur ouvrier de France dans la catégorie charcuterie-traiteur. «Mon rôle consiste à transmettre ma passion, mais aussi des savoir-faire et savoir-être. Malheureusement, le métier de boucher est méconnu, pas assez mis en avant auprès des jeunes».

Brian, 25 ans, aujourd'hui chef adjoint de production, a «commencé petit». «Dans ma famille, tout le monde exerce un métier de bouche. On allait souvent chez le boucher, qui nous donnait un morceau de saucisse. J'ai eu envie de devenir le premier boucher de la famille», explique-t-il. Après un DAP, il a ensuite passé un brevet de maîtrise.

(Marion Mellinger/L'essentiel)

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