Coronavirus au Luxembourg – Le monde de la nuit jongle avec les mesures sanitaires

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Coronavirus au LuxembourgLe monde de la nuit jongle avec les mesures sanitaires

LUXEMBOURG - Depuis le déconfinement, les boîtes de nuit cherchent des solutions pour rouvrir en respectant les nouvelles règles imposées par le Covid-19.

Les tables ont remplacé le dancefloor au M Club.

Les tables ont remplacé le dancefloor au M Club.

L'essentiel/M Club

Fini les pistes de danse. Désormais, les clubs optent pour des «seated clubbing», autrement dit les clients sont assis à des tables espacées pour respecter la distanciation. Comme pour les restaurants, les clubs sont soumis à des règles sanitaires strictes, avec notamment dix personnes maximum par table et fermeture de l’établissement à minuit. Le Melusina, situé Rives du Clausen, a investi 80 000 euros pour rouvrir dans ces conditions le 6 août et «ça se passe plutôt bien, les gens s’amusent malgré la situation», raconte Dan Crovisier, le gérant.

Du côté de Hollerich, Le M club rouvre ses portes ce week-end selon le même dispositif. «On se retrouve dans une situation où on doit faire quelque chose pour que l’argent rentre», confie Edvin Huremovic, le gérant. Pour lui, la fermeture de la discothèque depuis six mois représente une perte de «300 à 400 000 euros». Avec cette nouvelle disposition, l’établissement pourra accueillir 300 personnes sur les 1 100 habituellement. Même son de cloche chez Marc Grandjean, gérant de la discothèque Apoteca. Passer au «seated clubbing» permet de «re-planifier et retravailler». Une nouvelle positive même si le club n’ouvrira pas ses portes avant le 1er octobre.

«On nous demande de nous réinventer, c’est un peu la solution de facilité»

Malgré la réouverture progressive de leur établissement, la solution du «clubbing assis» laisse les gérants mitigés. «On nous demande de nous réinventer, c’est un peu la solution de facilité», dénonce Marc Grandjean. Car la partie consommation représente bien moins que la partie club dans le chiffre d’affaires. «La nightlife représente 60% en temps normal», explique Christophe Diederich, associé chez Concept Partners qui possède le Hitch, allée Scheffer.

Aujourd’hui les gérants réclament une aide supplémentaire au gouvernement ou un changement en termes d’horaires. «Les clients restent chez nous jusqu’à minuit, puis après ils partent faire un after chez eux ou ils vont dans les pays voisins, comme la France, où les clubs sont ouverts jusqu'à 2h du matin», soupire Edvin Huremovic. De son côté, le ministère de l’Économie affirme «analyser le secteur régulièrement pour adapter les mesures».

(Noémie Koppe/L'essentiel)

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