Cérémonie à Paris – Le monde du spectacle a dit adieu à Galabru
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Cérémonie à ParisLe monde du spectacle a dit adieu à Galabru

De nombreuses personnalités du monde du spectacle ont rendu un dernier hommage mardi, à Michel Galabru, décédé le 4 janvier, après une carrière de plus de six décennies.

Un millier de personnes étaient massées en fin de matinée dans l'église Saint-Roch, la paroisse des artistes, située dans le Ier arrondissement de Paris où s'est déroulée une cérémonie à la mémoire de l'acteur. De nombreux anonymes avaient pu prendre place à l'intérieur, aux côtés de la famille, des proches et d'artistes, amis du comédien. Michel Galabru «était un homme de cœur que j'admirais, très bon comédien mais qui ne se prenait pas au sérieux», a déclaré aux journalistes le comédien et metteur en scène Robert Hossein.

«Les comiques ne sont pas drôles généralement mais Michel était drôle, plein de gentillesse et de simplicité», a renchéri la comédienne et chanteuse Line Renaud. «C'était un être généreux jusqu'au bout, parfois à ses risques et périls», a souligné le Père Philippe Desgens, aumônier des artistes, lors de la cérémonie à laquelle assistaient la ministre de la Culture, Fleur Pellerin, la députée et ancienne ministre Elisabeth Guigou, l'écrivain Gonzague Saint Bris, le cinéaste Bertrand Tavernier ou encore les acteurs Antoine Duléry, Philippe Caubère, Daniel Prévost et Patrick Préjean.

«Si Dieu existe, quel enfoiré»

Philippe Caubère, qui avait joué avec Galabru «Jules et Marcel», évocation de Raimu et Pagnol, a évoqué avec émotion «un père, un frère, un fils». Caubère a rappelé avec humour comment Galabru, qui était fréquemment en proie à des doutes existentiels, disait de Dieu: «Je ne sais pas s'il existe, mais s'il existe, quel enfoiré!» «Ce n'était pas du blasphème, monsieur le curé, mais une façon de le reconnaître et de l'aimer», a assuré l'acteur, prévenant le ciel qu'il allait recevoir «un drôle de paroissien».

Michel Galabru a ensuite été inhumé au cimetière Montmartre, dans la plus stricte intimité.

(L'essentiel/AFP)

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