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Au LuxembourgLe moral des jeunes bien plombé par le confinement

LUXEMBOURG - Un résident sur trois déclare que sa santé mentale s’est détériorée pendant la crise, selon le Statec. Les jeunes sont les plus touchés.

La crise a impacté plus durement le moral des 18 à 44 ans.

La crise a impacté plus durement le moral des 18 à 44 ans.

Peur d'être infecté ou de voir ses proches tomber malade, de perdre son emploi, isolation, anxiété diffuse… La pandémie du coronavirus a eu des dommages collatéraux sur le moral des résidents. Un sur trois déclare ainsi que sa santé mentale s’est détériorée avec le confinement, selon une étude du Statec publiée ce jeudi. L'institut statistique souligne que les jeunes ont été les plus affectés.

La tranche d'âge qui a payé le plus lourd tribut est celle des 18 à 44 ans, environ 37% d'entre eux ont déclaré une détérioration de leur santé mentale. Le pourcentage baisse plus on avance dans les tranches d'âge. Les plus de 65 ans ne sont ainsi que 22% à avoir rapporté une mauvaise expérience. En termes de nationalité, ce sont les Portugais qui ont été les plus affectés (40%). En termes de région, ce sont les résidents du Sud (35%) et ceux de la capitale (34%). Et les femmes (36%) sont plus touchées que les hommes (29%).

Les raisons de la déprime

Le facteur le plus conséquent sur le moral est la santé physique, relève le Statec. Une personne avec des problèmes de santé avait 35% de chance en plus de voir sa santé mentale se détériorer. La baisse du revenu et la hausse des dépenses aussi ont eu un impact significatif, tout comme la peur de perdre son emploi. Durant la crise, 16% de la population a vu son revenu baisser, souligne le Statec.

Les résidents qui étaient sans emploi avant la crise, en revanche, ont été peu affectés. Tout comme ceux en télétravail qui avaient 9% de chance en moins d'être déprimés. Le Statec souligne également que des facteurs tels que le fait d'être coupé de sa famille ou de ses amis ont certainement eu un impact. Mais ces facteurs n'ont pas été analysés dans la présente étude. À ce titre, le Statec souligne que 17% des résidents vivent seuls mais précise que ça ne signifie pas forcément qu'il se sentent seuls.

(Séverine Goffin/L'essentiel)

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