Festival On Stéitsch – «Le mot d’ordre, c’est l’ouverture d’esprit»

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Festival On Stéitsch«Le mot d’ordre, c’est l’ouverture d’esprit»

LUXEMBOURG – Plus de 150 jeunes artistes se relaient actuellement aux Rotondes, à l’occasion de la huitième édition du Festival On Stéitsch.

Comme un retour aux sources. Après un long intermède de sept années au CarréRotondes, le Festival On Stéitsch, organisé par le Service national de la jeunesse (SNJ) est de retour sur son site originel des Rotondes. Un cadre idéal, plus spacieux, pour des jeunes artistes en quête de renommée. Avant sa prestation dans le « Klub », le groupe de rock alternatif de Berdorf Promised Ones confiait ainsi son ambition. «Il y a beaucoup de monde ici. Cela change des petits concerts dans les cafés. On a mis trois semaines à se préparer, car ce festival peut être un tremplin pour une carrière», confesse Raphaël, 20 ans, bassiste.

Marqué la dimension d’un festival, son compère Gary, 23 ans, guitariste a remarqué « une ambiance professionnelle, un bel encadrement et une bonne scène». Pas de quoi se sentir comme une rock star, mais assez pour rêver d’une carrière musicale. Comme lui, plus de 150 jeunes artistes du pays goûtent aux joies de la scène jusqu’à minuit. Musiciens, danseurs, photographes, jongleurs, sportifs, tous ont droit à leur petit moment de gloire. Formé depuis six mois seulement, le duo de disc-jockeys Benser savoure: «C’est notre première prestation devant un tel public. Ici personne ne nous connaît. Nous n’avons pas le droit de nous louper. C’est excitant à mort», s’enflamme Ben, 28 ans, de Schouweiler.

Que le jeune homme ne s’inquiète pas trop. Le public (2 000 personnes attendues sur la soirée) fait preuve d’une réelle indulgence. Posé sur des coussins dans une ambiance lounge ou hochant simplement la tête devant les prestations des danseurs sur la scène extérieure, l’auditoire reste zen. «Nous sommes ici pour découvrir avant tout. Le mot d’ordre, c’est l’ouverture d’esprit», sourit Gianni, 29 ans, de Berchem. Même appréciation pour Luc, 28 ans, de Leudelange, accompagné de ses amis. «C’est le côté local qui nous a motivés. Il y a beaucoup de bons musiciens au Luxembourg. C’est une super idée de promouvoir nos jeunes», conclut-il.

(Thomas Holzer/L'essentiel)

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