Cyclisme – Le «moteur caché» fait réagir les Luxembourgeois

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CyclismeLe «moteur caché» fait réagir les Luxembourgeois

LUXEMBOURG - Le premier cas avéré de vélo truqué, dimanche, a fait réagir le monde du cyclisme professionnel au Grand-Duché.

Avec Van den Driessche, la détection a prouvé ses progrès.

Avec Van den Driessche, la détection a prouvé ses progrès.

Alimentant des rumeurs depuis 2010, le dopage technologique a pris corps ce week-end, avec un premier cas avéré de moteur caché dans un vélo aux Mondiaux de cyclo-cross. Et si l'affaire vise une Belge quasi inconnue de 19 ans, Femke Van den Driessche, elle a permis à l'Union cycliste internationale d'envoyer un message: elle sait désormais détecter cette triche.

«Plusieurs vélos sont contrôlés lors des courses depuis trois ou quatre ans donc nous savions que cela devait être possible», assurait, lundi, Frank Schleck. Précisant mal connaître l'affaire, le Mondorfois appelait toutefois à la prudence, évoquant le cas de Ryder Hesjedal, soupçonné au Tour d'Espagne 2014. «Il ne faut pas retenir que les vidéos qui accusent mais aussi celles qui prouvaient que son vélo n'avait pas de moteur».

Risque trop grand

Christine Majerus, 9e aux Mondiaux de cyclo-cross, pointait du doigt l'entourage de la jeune Belge. «À 19 ans, elle n'a pas pu être seule à décider ou à installer ce système. Son entourage mérite d'être puni au moins autant qu'elle (...) Comme le dopage, le sujet est tabou. Et jusque-là il n'y avait que des soupçons... En tout cas, c'est lamentable et on ne m'a jamais proposé de rouler avec ça».

Mécanicien de l'équipe Tinkoff, dont le service course est à Ersange, Rune Kristensen appelait, lui, a des sanctions mais contestait la présence de cette technologie sur route. «Les équipes ont des sponsors vélo. Le risque serait trop grand pour l'image de ces marques».

(Nicolas Martin/L'essentiel)

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