Au Luxembourg – Le moustique-tigre pourrait déjà être au pays

Publié

Au LuxembourgLe moustique-tigre pourrait déjà être au pays

LUXEMBOURG - Pas officiellement recensé, le moustique-tigre asiatique pourrait néanmoins être déjà parmi nous. Pour éviter la chasse, changeons nos habitudes.

Des experts tels le Dr Francis Schaffner (photo) ou le Dr Christian Ries scrutent les différents moustiques au Luxembourg.

Des experts tels le Dr Francis Schaffner (photo) ou le Dr Christian Ries scrutent les différents moustiques au Luxembourg.

MNHN

Ils sont traqués en Alsace, ont été vus à Metz, à Arlon et sont installés durablement dans l'ouest de l'Allemagne. Mais à ce jour, selon le Dr Christian Ries, du département Écologie au Museum national d'histoire naturelle (MNHN), les moustiques-tigres asiatiques (Aedes albopictus) n'ont pas encore été recensés au Luxembourg. Au contraire des moustiques-tigres japonais.

«Il se peut qu'ils soient là sans qu'on le sache», admet l'expert. D'autant que les opérations de piégeage menées en 2019 sur les aires d'autoroute de Berchem et Capellen n'ont pu être renouvelées depuis. Les moustiques font "de l'auto-stop", grimpant dans les voitures», détaille le Dr Ries. «Le moustique-tigre est plus petit qu'un moustique "normal" et il attaque en plein jour. Son corps est tigré et il a une ligne blanche sur le thorax».

«Il ne faut pas attendre que le problème soit là pour réagir»

Et si l'arrivée de l'Aedes albopictus inquiète, c'est qu'il est un vecteur fort de transmission de maladies telles que la dengue, le chikungunya, la fièvre jaune ou le virus du Nil occidental. En Europe, les cas de ces maladies augmentent et pour le Dr Ries, dans cinq ou dix ans, ici aussi, tout le monde sera concerné. «Il ne faut pas attendre que le problème soit là pour réagir», insiste l'expert du MNHN, qui livre ses conseils sur mosquitoes.lu. Le principe: «Pas d'eau stagnante égal pas de moustiques».

Il rappelle qu'un été frais ou pluvieux n'impacte guère une espèce une fois adaptée. En vacances aussi, le Dr Ries appelle ceux qui partent (notamment en Méditerranée) à changer leurs habitudes, en veillant à la présence de moustiquaires et «en restant habillé en journée». Radical, mais nécessaire selon lui.

(L'essentiel/Nicolas Martin)

Ton opinion