Criminalité: Le nombre d’armes imprimées en 3D se multiplie en Europe
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CriminalitéLe nombre d’armes imprimées en 3D se multiplie en Europe

De plus en plus de crimes sont commis sur le Vieux-Continent, au moyen d’armes à feu fabriquées avec une imprimante 3D, alerte vendredi, Europol.

L’utilisation des imprimantes 3D pour fabriquer des armes intraçables inquiète l’office européen de police.

L’utilisation des imprimantes 3D pour fabriquer des armes intraçables inquiète l’office européen de police.

Photo d’illustration/Getty Images/iStockphoto

De plus en plus d’armes imprimées en 3D ont été saisies en Europe, ces dernières années, s’est inquiété vendredi, l’office européen de police (Europol), qui a organisé cette semaine une conférence rassemblant différents professionnels et experts pour s’attaquer à la problématique. «La menace posée par les armes imprimées en 3D est très présente sur le radar d’Europol», a déclaré Martin van der Meij, un haut responsable de l’office européen de police, cité dans un communiqué, selon lequel Europol a, ces dernières années, observé un «nombre croissant de ces armes à feu, saisies dans le cadre d’enquêtes à travers l’Europe».

D’Allemagne aux Canaries, en passant par le Royaume-Uni

En 2019, deux personnes ont été abattues à Halle, en Allemagne, par un agresseur utilisant une arme artisanale, basée sur un plan téléchargé sur Internet pour fabriquer en partie l’arme avec une imprimante 3D, a rapporté Europol. La police espagnole avait également pour la première fois en 2021 démantelé un atelier illégal dédié à la fabrication d’armes imprimées en 3D à Tenerife, dans l’archipel atlantique des Canaries, a rappelé l’office européen de police. Un mois plus tard, deux hommes et une femme avaient été arrêtés dans la ville de Keighley, au Royaume-Uni, dans le cadre d’une enquête sur le terrorisme d’extrême droite, accusés de posséder des composants d’armes imprimées en 3D, selon Europol.

Au regard de ce phénomène, l’office a réuni cette semaine à La Haye (Pays-Bas), siège d’Europol, plus de 120 acteurs, dont des professionnels des forces de l’ordre, experts en balistique, médecins légistes, et décideurs politiques pour «l’une des plus grandes plateformes d’échange au monde sur la menace des armes imprimées en 3D». «Un tel défi ne peut être relevé qu’en combinant l’expertise, les ressources et les connaissances des forces de l’ordre, du secteur privé et du monde universitaire pour retirer ces armes des rues», a souligné Martin van der Meij. Un réseau international d’experts sur les armes à feu imprimées en 3D sera créé, chargé de tenir les forces de l’ordre informées de l’évolution des armes à feu imprimées en 3D, a également annoncé Europol, à l’issue de la conférence.

(AFP)

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