Crise en Grèce – Le «oui» au référendum déplace aussi les foules

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Crise en GrèceLe «oui» au référendum déplace aussi les foules

Alors que la zone euro a annoncé mardi soir son refus d'étendre le programme d'aide à la Grèce, plus de 20 000 manifestants étaient rassemblés à Athènes pour soutenir le «oui» au référendum.

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Carrying banners calling for a "NO" vote in the forthcoming referendum on bailout conditions set by the country's creditors, protesters gather in front of the Greek parliament in Athens, on june 29, 2015.  Some 17,000 people took to the streets of Athens and Thessalonique to say 'No' to the latest offer of a bailout deal Monday, accusing Greece's international creditors of blackmail. AFP PHOTO / LOUISA GOULIAMAKI

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Carrying banners calling for a "NO" vote in the forthcoming referendum on bailout conditions set by the country's creditors, protesters gather in front of the Greek parliament in Athens, on june 29, 2015. Some 17,000 people took to the streets of Athens and Thessalonique to say 'No' to the latest offer of a bailout deal Monday, accusing Greece's international creditors of blackmail. AFP PHOTO / LOUISA GOULIAMAKI

AFP/Louisa Gouliamaki

Les manifestants, la plupart hostiles au gouvernement de gauche radicale du parti Syriza, se sont réunis à l'appel d'une initiative baptisée «Nous restons en Europe», exprimant également une crainte d'une sortie de la Grèce de la zone euro en cas d'échec définitif du gouvernement à s'accorder avec ses créanciers UE et FMI.

Le rassemblement était soutenu par l'opposition au gouvernement de la gauche radicale, à savoir les deux partis traditionnels Pasok (socialistes) et Nouvelle démocratie (conservateur) et les centristes de To Potami. Lundi, plus de 17 000 supporters de Syriza avaient manifesté au même endroit pour soutenir le «non» au référendum.

«Démissionnez!»

La foule rassemblée mardi brandissait des drapeaux et pancartes frappés du mot «oui». Un immense drapeau européen, où le mot «oui» était aussi imprimé, était porté à l'horizontale par plusieurs manifestants. Marina Katsatou, une Grecque de Londres, a avancé un séjour à Athènes prévu de longue date pour voter au référendum de dimanche, «car c'est très important, c'est l'avenir du pays qui se joue».

Elle estime que «les gens n'ont plus confiance dans ce gouvernement qui va détruire la pays». Une grande colère s'exprimait contre le gouvernement de gauche radicale d'Alexis Tsipras, «incompétents, manquant d'organisation, idéologues», selon Vassiliki Salaka, une avocate. Evangelia Kavounalia trouvait «fou d'avoir à se prononcer sur les mêmes questions que (son) grand-père il y a soixante ans: le communisme, la démocratie».

«Comment en est-on arrivé là !», s'exclamait cette femme de 45 ans. Le slogan «Démissionnez !» a résonné à plusieurs reprises. «La Grèce c'est l'Europe», «Oui à la Grèce, oui à l'Europe», «Avec un oui, sauvez la Grèce», pouvait-on lire sur les panneaux.

(L'essentiel/AFP)

La Grèce demande un nouveau report du paiement

Le vice-Premier ministre grec Ioannis Dragasakis a déclaré mardi sur la télévision publique ERT que la Grèce avait demandé au FMI un report du remboursement de quelque 1,5 milliard d'euros dus d'ici minuit au Fonds monétaire international (FMI). «Nous avons déposé au FMI une demande afin qu'il prenne l'initiative de reporter le paiement au mois de novembre», a indiqué M. Dragasakis.

Plus tôt dans la soirée, la zone euro avait indiqué qu'elle refuserait une extension du programme d'aide financière à la Grèce.

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