Le pape ne croît pas au progrès

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Le pape ne croît pas au progrès

Benoît XVI dénonce «la foi dans le progrès» et le marxisme dans le deuxième texte d’importance de son règne.

Benoît XVI a publié vendredi sa deuxième encyclique, «Spe salvi» (sauvés par l'espérance), une critique du marxisme et de «la foi dans le progrès» des sociétés contemporaines auxquelles le pape propose l'espérance collective du salut apportée par le christianisme.

La source de ces errements spirituels peu catholiques? L’Europe des Lumières, selon le pape allemand. Cette révolution philosophique a entraîné des «erreurs»: la "fascination" pour la science, la toute-puissance de la raison, les théories révolutionnaires.

Autocritique

Une réflexion qui n’empêche pas le pape à l’autocritique. Le chef de l'Eglise catholique se désole à propos du "christianisme moderne" replié sur la recherche du "salut personnel de l'âme".

Or, "notre espérance est toujours essentiellement une espérance pour les autres", écrit-il à l'adresse des 1,1 milliard de catholiques dans le monde. C'est en se demandant "que puis-je faire pour que les autres soient sauvés" que l'on fait "le maximum pour (son) salut personnel", insiste-t-il.

Avec AFP

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