Santé au Luxembourg – «Le patient a le sentiment d'avoir fait un beau rêve»

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Santé au Luxembourg«Le patient a le sentiment d'avoir fait un beau rêve»

LUXEMBOURG - Pour certaines interventions, les patients de l'hôpital Robert Schuman au Kirchberg peuvent être «apaisés» par l'hypnose.

Pour Aurélie Demmerlé, jeune infirmière, «l'intérêt est grandissant au Luxembourg» pour l'hypnose en marge d'une petite intervention chirurgicale.

Pour Aurélie Demmerlé, jeune infirmière, «l'intérêt est grandissant au Luxembourg» pour l'hypnose en marge d'une petite intervention chirurgicale.

L'essentiel/Jonathan Vaucher

Difficile de dire exactement combien, mais «plusieurs centaines» de patients entrés à l'hôpital Robert Schuman du Kirchberg ces derniers mois ont déjà eu recours à l'hypnose en marge de leur intervention médicale. Pour Aurélie Demmerlé, «l'intérêt est grandissant au Luxembourg». La jeune infirmière de 31 ans s'est elle-même formée à l'institut Milton Ericksson de Medernach, afin d'acquérir une méthode d'hypnose conversationnelle, destinée à «calmer et apaiser le patient».

«On emmène le patient ailleurs, on le défocalise», explique la praticienne. L'hypnose dans ce cadre permet de faire baisser la tension et le rythme cardiaque d'une personne sur le point de subir une intervention. «Je rassure le patient, j'engage la discussion en le bombardant de questions, je fais jouer son imaginaire et ma voix le berce. Il ferme les yeux, son corps est au bloc mais son esprit est ailleurs», ajoute Aurélie Demmerlé.

Moins de produits anesthésiques

Si la méthode est déjà très avancée en Belgique, elle a encore quelques limites au Luxembourg. Elle n'est, par exemple, pas utilisée lors d'interventions chirurgicales lourdes. «On s'en sert pour remettre une épaule luxée, faire des points de suture, poser un cathéter ou lors d'une opération de la cataracte», explique l'infirmière. Mais aussi lors de thérapies brèves pour lutter contre le tabac, les phobies, les acouphènes.

Grâce à l'hypnose, le patient oublie son appréhension, minimise la douleur. «Elle permet aussi de moins injecter de produits durant l'intervention, même si un médecin anesthésiste est présent et supervise au cas où», rassure Aurélie Demmerlé. Le temps de passage en salle de réveil est de fait nettement plus court que lors d'injection d'une dose plus forte de produits d'anesthésie. Et globalement avec l'hypnose, le patient qu'il soit enfant ou adulte, homme ou femme, «se réveille avec le sentiment d'avoir fait un beau rêve».

(Nicolas Chauty/L'essentiel)

Pour sensibiliser

Une conférence sur le sujet est organisée ce vendredi à 18h, à l'hôpital Robert Schuman. Elle affiche déjà complet mais une autre devrait être programmée prochainement pour le public.

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