Transport aérien: Le patron de Ryanair se moque des syndicats de «Mickey» dans son groupe
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Transport aérienLe patron de Ryanair se moque des syndicats de «Mickey» dans son groupe

Michael O'Leary a balayé d'un revers de la main les menaces de grève lancées par des syndicats de «Mickey», qui n'auront selon lui aucun impact sur les vols cet été de sa compagnie.

Ryanair CEO Michael O'Leary speaks during a press conference focused on Irish low-cost airline Ryanair, on June 14 2022 in Brussels. (Photo by ERIC LALMAND / Belga / AFP) / Belgium OUT

Michael O'Leary n'est pas tendre avec les syndicats présents au sein de son groupe.

AFP

Ryanair a rebondi après la levée des restrictions imposées par la pandémie de Covid-19 avec 115% du nombre des passagers enregistrés avant la propagation du virus, a-t-il annoncé au cours d'une conférence de presse. La compagnie a augmenté le prix de ses billets d'environ 9%, mais cela n'a pas dissuadé ses clients, a-t-il soutenu. Ryanair s'est en outre prémunie contre les hausses des carburants jusqu'en mars 2023, a-t-il annoncé.

Michael O'Leary a minimisé les menaces de grèves des syndicats en Espagne et en Belgique. «Nous pensons qu'il y aura très peu de grèves, voire aucune, et que ces grèves ne seront remarquées par personne», a-t-il lancé. «Nous assurons 2 500 vols par jour. La plupart de ces vols continueront à être assurés, même si un syndicat de ''Mickey'' fait grève en Espagne ou si les syndicats belges du personnel de cabine veulent faire grève ici», a-t-il ajouté.

Des discussions avec des syndicats en Belgique et en France

Le patron de Ryanair a assuré avoir «conclu un accord avec les syndicats représentant plus de 90% [des] pilotes et [du] personnel de cabine» et que la compagnie poursuivait les négociations. Deux syndicats espagnols ont appelé lundi les personnels de Ryanair en Espagne à une grève de six jours pour le début des vacances d'été afin de réclamer une amélioration des conditions de travail au sein de la compagnie aérienne.

Ryanair, seule compagnie internationale à ne pas disposer en Espagne de convention collective, selon les syndicats, a engagé voilà huit mois des négociations sur les conditions de travail de son personnel navigant dans le pays. La compagnie irlandaise a déjà fait face à une grève pour des questions salariales début juin en Italie, et est actuellement en discussions avec des syndicats en Belgique et en France, où la menace d'une grève pour le début de l'été a également été évoquée.

(AFP)

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