Au Luxembourg: Le patronat «effrayé» par l'idée d'une baisse du temps de travail

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Au LuxembourgLe patronat «effrayé» par l'idée d'une baisse du temps de travail

LUXEMBOURG – Pour les représentants d'entreprises, qui se disent confrontés à un manque de main-d'œuvre, l'idée de réduire le temps de travail est «de la poudre aux yeux».

Pour Michèle Detaille, présidente de la Fedil, l'idée de réduire le temps de travail n'est que «de la poudre aux yeux» électorale.

Pour Michèle Detaille, présidente de la Fedil, l'idée de réduire le temps de travail n'est que «de la poudre aux yeux» électorale.

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Le patronat n'est pas franchement d'accord avec l'idée d'une baisse du temps de travail, qui a fait surface dans le débat public via notamment des déclarations du ministre du Travail et une pétition publique qui a cartonné, avec près de 5 600 signatures à ce jour. Pour la Fedil, qui regroupe les industriels et entrepreneurs du Grand-Duché, le problème consiste plutôt à trouver des travailleurs qu'à accorder du temps libre à ceux qui sont déjà employés.

Le conseil d'administration de la Fedil a indiqué ce mardi vouloir une «étude sérieuse et approfondie de tous les éléments influençant la disponibilité de la main-d'œuvre et susceptibles d'entraver le bon fonctionnement de nos entreprises», selon un communiqué. La Fedil constate en effet «une aggravation sérieuse du manque de main-d'œuvre dans la plupart des secteurs ou entreprises».

Approvisionnement en gaz et inflation

Un problème de disponibilité qui «risque de se traduire en vrai problème sociétal», déplore Michèle Detaille, présidente de la Fedil. Selon elle, face à ce constat, «les représentants d'entreprises sont effrayés par les tentatives politiques de jeter de la poudre aux yeux de l'électeur, avec l'idée d'une baisse généralisée du temps de travail, déphasée par rapport aux réalités de fonctionnement du marché de l'emploi».

Sur d'autres sujets, la Fedil, dont le CA s'est réuni lundi, s'inquiète de l'approvisionnement en énergie, notamment en gaz naturel. Elle appelle à des économies d'énergie et réclame l'autorisation de substituts au gaz. «Des interruptions de production (…) se rajouteraient aux pénuries et flambées de prix que nous subissons déjà», s'inquiète René Winkin, directeur de la Fedil. Enfin, l'inflation inquiète aussi les patrons qui soutiennent, dans ce domaine, «les efforts politiques visant à atténuer les répercussions de l'inflation». Le report de l'index permet d'éviter d'entrer, estime la Fedil, «dans des cercles vicieux» ou une «spirale prix-salaires».

(jw)

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