Développement au Luxembourg – Le pays durable en 2050? Il y a encore du travail
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Développement au LuxembourgLe pays durable en 2050? Il y a encore du travail

LUXEMBOURG - Le Conseil supérieur pour un développement durable a donné son avis sur la Troisième révolution industrielle.

Pour le Conseil supérieur pour un développement durable, le Luxembourg doit mettre les bouchées doubles.

Pour le Conseil supérieur pour un développement durable, le Luxembourg doit mettre les bouchées doubles.

L'essentiel

«D'où viendra notre nourriture en 2050? De quelle énergie aurons-nous besoin? Quelle quantité de carbone produirons-nous?». Autant de questions auxquelles le Conseil supérieur pour un développement durable (CSDD) voudrait des réponses. Ce groupe de personnalités issues de la société civile a été invité, par le ministre de l'Économie, donner son avis sur la stratégie Rifkin, ou TIRLuxembourg, qui doit permettre au pays d'aborder la Troisième révolution industrielle.

Sa conclusion: peut mieux faire. «Cette stratégie est une formidable ébauche mais elle manque de consistance dans l'espace et dans le temps», explique Jean Stoll, membre du CSDD. «Elle ne prend pas non plus assez en compte le fait que la digitalisation de la société risque de laisser une partie de la population à la traîne, les pauvres, et ceux qui n'ont pas les compétences ou les capacités pour utiliser les outils numériques», poursuit-il.

Pour qu'en 2050, le Luxembourg ne consomme pas plus de ressources que celles qui, à son échelle sont disponibles, il faudrait un changement radical des mentalités sur une génération, estime le CSDD. Et pour le soutenir, il faut absolument que les groupes de travail chiffrent leurs propositions, placent des garde-fous et définissent un calendrier, conclut le CSDD.

(Séverine Goffin/L'essentiel)

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