Environnement au Luxembourg – Le pays n'a plus que 10% d'arbres en bonne santé

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Environnement au LuxembourgLe pays n'a plus que 10% d'arbres en bonne santé

WALDHAFF - Les forêts souffrent au Luxembourg. Et la situation pourrait bien empirer. Le mouvement écologique a donné quelques chiffres alarmants jeudi.

Le Mouvement écologique tire la sonnette d'alarme!

Le Mouvement écologique tire la sonnette d'alarme!

Les effets du réchauffement climatique sur les forêts luxembourgeoises sont dramatiques. C’est le message qu’a voulu faire passer le Mouvement écologique lors d’un point presse ce jeudi, en forme de cri de désespoir pour l'environnement du Grand-Duché. Il ne reste plus que «10 à 12% d’arbres» en bonne santé dans le pays, 50% des arbres sont morts ou presque et les 30 à 40% restants, sont malades, a annoncé Pierre Ibisch, scientifique allemand.

Un discours alarmant, qui ne concerne pas seulement le Luxembourg. «Tout le continent, le monde est en alerte, on peut le voir (NDLR: feux de forêts au Brésil)», a déclaré Roger Schauls, vice-président du Mouvement écologique.

Mesures fortes attendues

Avec les sécheresses de 2018 et 2019, les arbres du pays ont beaucoup souffert. Et pourtant, la situation pourrait bien empirer à l'avenir. «On souhaite faire pression sur le gouvernement pour instaurer des mesures suffisamment fortes pour œuvrer dans ce sens. Les jeunes arbres qu’on plante meurent aussi». La loi cadre pour la protection du climat a été présentée fin novembre au Luxembourg. Le gouvernement avait à cette occasion annoncé revoir à la hausse ses ambitions en matière de réduction d'émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030. Des mesures plus concrètes devraient être présentées très prochainement.

En attendant, pour freiner l'impact du climat, la préservation des forêts actuelles reste la clé pour le vice-président. «Ce n’est pas la plantation d'un arbre qui va nous sauver, c’est un beau geste, mais il faut d’abord préserver nos forêts. Il ne faut pas trop les «ouvrir», limiter la coupe d’arbres et miser surtout sur les espèces locales», a conclu Roger Schauls.

(mm/L'essentiel)

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