Le péage de l'A31 bis pourrait coûter (très) cher

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France-LuxembourgLe péage de l'A31 bis pourrait coûter (très) cher

Le projet d'A31 bis est entré dans une nouvelle phase avec la concertation publique. Les futurs usagers peuvent s'attendre à des coûts élevés selon les tracés envisagés.

par
Thomas Holzer
Le projet d'A31 bis vise à délester l'A31 d'une partie du trafic.

Le projet d'A31 bis vise à délester l'A31 d'une partie du trafic.

Vincent Lescaut

Alors que la concertation publique concernant l'A31 bis entre la France et la frontière luxembourgeoise vient d'être lancée, le projet suscite déjà de nombreuses controverses. Après des années d'atermoiement, l'annonce de la mise en place d'un péage sans barrière pour financer l'infrastructure n'avait déjà pas ravi les futurs usagers. Le montant des prix envisagés dévoilés lors d'une réunion publique organisée par la préfecture de Moselle cette semaine, ne devrait rien arranger.

Selon les différents tracés envisagés (voir ci-dessous), des tarifs compris entre 5,60 et 8,80 euros aller et retour ont été définis. Considérant 20 jours de travail, et sans l'hypothèse d'éventuels abonnements, la facture pourrait donc grimper jusqu'à 176 euros par mois pour les frontaliers qui l'empruntent tous les jours.

Un coût important qui pourrait amener certains automobilistes à privilégier d'autres trajets, alors que l'objectif même de ce projet est de délester l'A31, particulièrement encombrée en heure de pointe. D'après les chiffres du STATEC partagés lors de la présentation, le nombre de frontaliers français devrait passer de 117 000 à 136 000 d'ici à 2030, alors même que le réseau actuel est déjà saturé.

Reste désormais à déterminer une variante, avec des écarts substantiels concernant le délai d'achèvement – 2030 ou après 2035 – et des oppositions plus ou moins vigoureuses des riverains concernés. Un collectif composé d'associations et d'ONG comme Greenpeace s'est déjà formé: «Le jour de son inauguration dans dix ans, ce projet sera surdimensionné et obsolète», expliquait Alternatives 31, dénonçant «des atteinte à la santé, au climat et à la biodiversité».

Alors que le débat se poursuit au niveau politique, plusieurs rencontres publiques seront organisées dans les semaines à venir.

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