Révélations de Wikileaks – Le Pentagone craint la sortie d'autres dossiers

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Révélations de WikileaksLe Pentagone craint la sortie d'autres dossiers

Les autorités militaires américaines pensent que WikiLeaks a entre ses mains d'autres dossiers secrets du gouvernement américain, en plus de ceux publiés récemment.

WikiLeaks fait trembler le Pentagone.

WikiLeaks fait trembler le Pentagone.

AFP

Le site internet WikiLeaks a déjà rendu publics près de 500 000 documents confidentiels sur les guerres en Afghanistan et en Irak. Il a publiquement admis en posséder environ 15 000 supplémentaires sur la guerre en Afghanistan et il a menacé de les dévoiler. «Ce sont des choses qu'ils ont publiquement évoquées. Et nous avons des raisons de penser qu'ils ont aussi d'autres documents», a déclaré le colonel Dave Lapan, un porte-parole du Pentagone.

Prié de dire si le Pentagone savait de source indépendante ce que WikiLeaks a en sa possession, il a répondu: «Oui». L'enquête sur l'origine des fuites s'est concentrée sur Bradley Manning, un ancien analyste de données pour l'armée américaine en Irak. Ce dernier a été arrêté. Le site a publié vendredi près de 400 000 documents confidentiels sur la guerre en Irak. Ces rapports d'incidents relatent des cas de torture par les forces irakiennes, sur lesquels les Américains auraient fermé les yeux, ainsi que «plus de 300 cas de torture commis par les forces de la coalition», selon le fondateur du site, Julian Assange.

Enquête indépendante demandée

À la suite de la Haut-Commissaire des Nations unies pour les droits de l'homme Navy Pillay, le rapporteur spécial de l'ONU sur la torture Manfred Nowak a estimé mardi qu'une enquête indépendante sur les pratiques de l'armée américaine était nécessaire.

Il y a «une obligation, conformément à la Convention contre la torture, de mener une enquête indépendante sur toutes les accusations de torture ou de torture présumée. Peu de choses ont été faites», a-t-il déploré. Il est regrettable que l'administration Obama, comme celle de Bush, invoque le secret défense pour empêcher toute constitution de partie civile des victimes de torture présumée, a-t-il ajouté.

L'essentiel Online avec AFP

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