Décision en France – Le petit aquarium boule, «c'est de la maltraitance»
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Décision en FranceLe petit aquarium boule, «c'est de la maltraitance»

Aquariums boules, colliers antiaboiements ou martinets: le spécialiste français des soins et accessoires pour animaux, AgroBiothers, renonce à ces produits.

«Un aquarium doit avoir des filtres et un volume d'eau plus important et on doit aussi pouvoir y mettre un décor».

«Un aquarium doit avoir des filtres et un volume d'eau plus important et on doit aussi pouvoir y mettre un décor».

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Aquariums boules, colliers antiaboiements ou encore martinets: le spécialiste français des soins et accessoires pour animaux, AgroBiothers, renonce à la commercialisation de ces produits «nocifs» pour les animaux, une avancée saluée par les défenseurs des bêtes qui en attendent d'autres. «Notre politique est que 100% de nos produits soient garants de la bientraitance animale d'ici 2023. On a pris les devants sur les aquariums sans aucune pression des ONG, car on savait que c'était interdit dans d'autres pays», a expliqué Matthieu Lambeaux, président d'AgroBiothers, un des principaux acteurs du marché en France.

Sa société va aussi arrêter la vente de tous les aquariums qui sont inférieurs à quinze litres. «Un aquarium doit avoir des filtres et un volume d'eau plus important et on doit aussi pouvoir y mettre un décor», a-t-il ajouté. Et plus de collier antiaboiements pour Médor. «Nous avons pris cette décision car c'est de la maltraitance», juge M. Lambeaux, estimant que «ces produits ne sont pas assez sécurisés et demandent probablement une éducation». «Comme on vend aux consommateurs et pas à des professionnels, on pense que ce n'est pas adapté», a-t-il fait valoir.

«Nous sommes en retard au niveau législatif»

Il emboîte ainsi le pas à l'enseigne MaxiZoo par exemple, autre acteur incontournable du marché de l’animalerie en France, qui ne propose plus à la vente sur son site internet de colliers antiaboiements et explique sur une page dédiée aux propriétaires de chiens comment s'en passer. Muriel Arnal, présidente de l'association One Voice, a salué «une excellente nouvelle». «En France, nous sommes en retard au niveau législatif pour les animaux. C'est grâce aux consommateurs et aux entreprises qui entendent les consommateurs que nous allons faire évoluer la cause animale et que la maltraitance cessera», a-t-elle commenté.

Selon elle, les colliers électriques «ne sont pas une solution efficace pour dresser les chiens, au contraire, ils traumatisent, blessent et conduisent à l’euthanasie». Christophe Marie, porte-parole de la Fondation Bardot, s'est réjoui d'«une illustration du changement profond de notre rapport à l'animal», espérant que «la démarche d'AgroBiothers en entraîne d'autres et aide à une révision de la règlementation».

(L'essentiel/afp)

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