Le pétrole sous le seuil des 70 dollars
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Le pétrole sous le seuil des 70 dollars

Le marché européen semblait douter lundi d'une reprise solide et réelle de la demande pétrolière, malgré la montée des inquiétudes sur l'offre en Iran et au Nigeria.

Après une période de hausse, les cours de l'or noir stagnent sous la barre des 70 dollars.

Après une période de hausse, les cours de l'or noir stagnent sous la barre des 70 dollars.

afp

À 10h00 (12h00 à Luxembourg), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août cédait 1,02 dollar par rapport à la clôture de la veille, à 68,17 dollars, sur l'InterContinental Exchange, poursuivant la tendance amorcée auparavant dans les échanges électroniques en Asie.

Le baril de "light sweet crude" pour livraison en juillet perdait quant à lui 1,22 dollar à 68,33 dollars sur le New York Mercantile Exchange. "Bien que la situation politique en Iran ait continué à s'envenimer vendredi, les prix du pétrole restent en baisse, affaiblis par les doutes entourant la perspective d'une reprise de la demande pétrolière", a expliqué David Hart, analyste chez le courtier Hanson Westhouse.

Regain du billet vert face à l'euro

En Iran, deuxième exportateur de brut au sein de l'Opep, la situation restait incertaine lundi après un week-end ensanglanté et un nouvel appel du candidat de l'opposition Mir Hossein Moussavi à poursuivre la contestation. Ignorant cette menace potentielle sur l'offre - l'Iran produit quelque 3,7 mb/j - le marché craint d'avoir tablé trop vite sur une reprise de la consommation pétrolière.

Pesant également sur les cours, le dollar rebondissait face à l'euro lundi matin. Le regain du billet vert pèse sur les achats de pétrole, en érodant le pouvoir d'achat des investisseurs pour les matières premières vendues dans cette devise.

Attaque d'un oléoduc

Inquiet de l'état de l'offre, le marché ne réagissait pas non plus à la dégradation de la situation au Nigeria, premier exportateur africain, où les attaques lancées contre les compagnies pétrolières par le Mend, principal groupe armé dans le sud pétrolifère, se succédaient.

Dimanche, ses militants ont affirmé avoir attaqué à l'aube deux oléoducs de la compagnie anglo-néerlandaise Shell situés dans l'État de Rivers. Mercredi dernier, ils avaient déjà annoncé une attaque à l'explosif contre un oléoduc "important" de Shell dans l'État de Bayelsa (sud). Le groupe armé avait annoncé le 7 juin le lancement d'une "guerre du pétrole" après des heurts avec l'armée.

Par ailleurs, l'Equateur, plus petit pays membre de l'Opep, a menacé samedi d'expulser les groupes pétroliers étrangers qui persisteraient à réclamer un arbitrage international, après la rupture de leur contrat ou leur renégociation en faveur de l'État.

lessentiel.lu avec AFP

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