Au Luxembourg – Le PIB s'est effondré de 7,8% au deuxième trimestre

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Au LuxembourgLe PIB s'est effondré de 7,8% au deuxième trimestre

LUXEMBOURG - Le PIB a fortement chuté au Luxembourg, en raison de la pandémie de coronavirus et des mesures prises pour éviter la propagation du virus.

Le Statec a livré de bien mauvais chiffres, ce vendredi. D'après l'institut statistique luxembourgeois, le PIB s'est effondré de 7,8% au deuxième trimestre 2020, marqué par le confinement, par rapport au deuxième trimestre 2019, et de 7,2% par rapport au trimestre précédent.

Les secteurs comme le commerce, les transports et la restauration (-21,9% sur un an) ou la construction (-20,3%) et l'industrie (-22,4%) ont été frappés de plein fouet par la pandémie de coronavirus et les mesures pour éviter la propagation de la maladie. La branche «information et communication» a, elle, au contraire, augmenté de 9,2% par rapport au deuxième trimestre 2020. Dans ce contexte, les ménages ont moins dépensé, leurs dépenses de consommation chutant de 19,4% sur un an.

Rebond attendu et dégâts durables

Le Statec en profite pour corriger l'évolution du PIB de janvier à mars. Au premier trimestre, le PIB avait augmenté de 1,5% par rapport au dernier trimestre 2019 mais chuté de 1,4% par rapport au premier trimestre de l'année précédente. Fin 2019, la croissance était de 3% par trimestre.

Mais comment évoluera l'économie luxembourgeoise une fois que la pandémie sera terminée? Le Statec a aussi transmis ce vendredi ses projections à moyen terme pour la période 2020-2024. D'après le scénario jugé «le plus probable» par les statisticiens, la croissance devrait s'effondrer de 6% pour l'ensemble de l'année en cours, avant de rebondir à 7% l'année prochaine. Une croissance de 3,4% par an est attendue pour la période 2022-2024.

Mais, malgré «le rebond rapide et marqué de l'activité, les dégâts structurels de cette crise seront importants». Parmi les problèmes à venir, le Statec affirme dans ses projections que «le chômage est durablement plus élevé et, à politique inchangée, le solde des finances publiques accuserait un fort impact négatif».

(jw/L'essentiel)

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