Crise de la dette – Le plan d'aide de la Grèce va prendre fin le 30 juin

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Crise de la detteLe plan d'aide de la Grèce va prendre fin le 30 juin

Les ministres des Finances de la zone euro ont refusé samedi une nouvelle prolongation du programme d'aide à la Grèce, au-delà du 30 juin, que réclamait Athènes.

Le plan d'aide financière de la Grèce va prendre fin le 30 juin, a annoncé le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, après le refus par Athènes des propositions avancées par ses créanciers pour éviter le défaut de paiement, et l'annonce d'un référendum début juillet.

Estimant que la Grèce a rompu les négociations, M. Dijsselbloem a annoncé que «le programme d'aide va expirer mardi soir», lors d'une conférence de presse de l'Eurogroupe. Les ministres des Finances, à l'exception du ministre grec Yanis Varoufakis, vont «se réunir immédiatement pour discuter des conséquences» de cette décision qui rapproche le pays du défaut de paiement.

«Problème de crédibilité»

Les institutions créancières (UE et FMI) de ce pays ont fait une proposition de prolongation du programme en cours, moyennant des conditions. «Malheureusement, malgré des efforts à tous les niveaux et le soutien plein et entier de l'Eurogroupe, cette proposition a été rejetée par les autorités grecques qui ont rompu les négociations unilatéralement» vendredi soir, selon un communiqué signé par l'ensemble des ministres des Finances de la zone euro, sauf par Yanis Varoufakis.

La Grèce «a demandé» une prolongation d'un mois du programme d'aide actuel afin de pouvoir tenir au-delà du référendum prévu pour le 5 juillet. Mais ses partenaires ont refusé car «n'importe quel programme doit être suivi d'effets en termes économiques budgétaires et de stabilité financière» et «si le gouvernement grec n'est pas prêt à accepter» les propositions qui lui sont faites, «alors il y a un problème de crédibilité», a expliqué M. Dijsselbloem. Il a rappelé qu'il était «de la responsabilité du gouvernement grec, quelle que soit la situation, de respecter ses obligations envers ses créanciers».

Par ailleurs, les autorités de la zone euro «se tiennent prêtes à faire tout ce qui est nécessaire pour assurer la stabilité financière de la zone», conclut le communiqué des 18.

(L'essentiel/AFP)

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