Xavier Bettel – «Le portefeuille à droite et le coeur à gauche»

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Xavier Bettel«Le portefeuille à droite et le cœur à gauche»

LUXEMBOURG - Le Premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, a accordé une interview à la chaîne belge «LN24», dans le cadre de la visite d'État de la Belgique.

Le Premier ministre luxembourgeois n'est pas passé inaperçu sur la chaîne belge «LN24».

Le Premier ministre luxembourgeois n'est pas passé inaperçu sur la chaîne belge «LN24».

LN24

Interrogé sur la toute nouvelle chaîne d'information LN24, dans le cadre de la visite d'État de la Belgique au Grand-Duché, Xavier Bettel a accordé une interview télévisée, enregistrée au préalable et diffusée ce mardi, de bon matin.

À la question de savoir quelle était sa vision du libéralisme, le Premier ministre luxembourgeois a répondu naturellement: «Oui, je suis un libéral, mais j'ai le portefeuille à droite et le cœur à gauche», en paraphrasant la citation attribuée à Anatole de Monzie, ministre des Finances français entre les deux guerres mondiales: «Le Français a le cœur à gauche, mais le portefeuille à droite».

Pour la gratuité de l'école

«Je suis pour toutes les questions de société, pour les choix que les gens font eux-mêmes», a poursuivi Xavier Bettel. «Je ne suis pas là pour imposer, je suis là pour faire un éventail de législations qui permettent aux gens de prendre des choix dans leurs vies. Ce n'est pas à moi d'imposer ce qui est bon pour eux ou ce qui n'est pas bon pour eux. C'est à eux de choisir. Si j'ai un portefeuille à droite, je veux soutenir les gens qui veulent risquer, mais avec ce cœur à gauche, le fait de savoir qu'il y a des gens qui n'y arrivent pas, qui ne réussissent pas».

«Je suis par exemple pour une école gratuite», a encore ajouté le Premier ministre luxembourgeois. «Je trouve que l'école doit être quelque chose où l'on donne à chacun son bagage. Et après chacun doit transporter sa valise et voir comment il avance, jusqu'où il peut aller. On doit aider les gens, avoir un système de sécurité sociale qui fonctionne, un système de retraite qui fonctionne. Aujourd'hui quelqu'un va bien, demain, il peut aller mal. Et c'est là que je suis rassuré de vivre dans un pays où si demain, je suis mal, je ne serai pas laissé au bord du chemin».

(fl/L'essentiel)

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