En Espagne – Le président catalan ne viendra pas au Sénat
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En EspagneLe président catalan ne viendra pas au Sénat

Carles Puigdemont ne s'exprimera pas devant le Sénat espagnol. Il répond ainsi à l'annonce par le gouvernement que sa décision de prendre le contrôle de la région est sans retour.

Ces derniers jours, Carles Puigdemont s'était montré disposé à aller s'expliquer devant la chambre haute espagnole, ce qui pouvait être interprété comme un geste d'apaisement.

Ces derniers jours, Carles Puigdemont s'était montré disposé à aller s'expliquer devant la chambre haute espagnole, ce qui pouvait être interprété comme un geste d'apaisement.

AFP/Josep Lago

Le président séparatiste catalan Carles Puigdemont a décliné ce mercredi l'offre de s'exprimer devant le Sénat espagnol, à la veille du vote par cette assemblée d'une mise sous tutelle de la Catalogne, a-t-on appris auprès du gouvernement régional. «Le président Puigdemont ne se rendra pas jeudi au Sénat», a indiqué un porte-parole de la présidence, précisant qu'il s'agissait là d'une réponse à l'annonce par le gouvernement espagnol que sa décision de prendre le contrôle de la région est sans retour.

Le président a pris cette décision après l'annonce par le gouvernement espagnol «qu'il mettrait en place quoi qu'il arrive l'article 155», un article de la Constitution jamais utilisé en 40 ans de démocratie espagnole, qui prévoit de reprendre le contrôle sur une région. Mariano Rajoy a en effet confirmé mercredi que la suspension de l'autonomie de la Catalogne était «la seule réponse possible» aux velléités indépendantistes de l'exécutif catalan.

Ces derniers jours, Carles Puigdemont s'était montré disposé à aller s'expliquer devant la chambre haute espagnole, ce qui pouvait être interprété comme un geste d'apaisement. Le Sénat, où le parti de Mariano Rajoy est majoritaire, doit se prononcer vendredi sur cette suspension qui implique dans les faits la destitution du gouvernement catalan, une mise sous tutelle de son parlement, des médias publics régionaux et de sa police. Madrid a également à ce que des élections régionales soient convoquées dans les six mois.

(L'essentiel/AFP)

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