Football - Espagne – Le président de la Fédération quitte la FIFA

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Football - EspagneLe président de la Fédération quitte la FIFA

Le président de la Fédération espagnole de football, Angel Maria Villar, placé en détention provisoire, a démissionné de ses postes de vice-président de la FIFA et de l'UEFA.

Angel Maria Villar lors de son arrestation, le 18 juillet 2017.

Angel Maria Villar lors de son arrestation, le 18 juillet 2017.

AFP

Angel Maria Villar a été arrêté le 18 juillet et placé en détention, soupçonné d'avoir créé et bénéficié, depuis des années, d'un large réseau de corruption dans le football espagnol. Sont également impliqués et placés en détention dans cette affaire, son fils Gorka et Juan Padron, vice-président de la RFEF. Mardi, Angel Maria Villar a été suspendu pour un an par le Conseil supérieur des sports (CSD) espagnol.

«Angel Maria Villar a démissionné de son poste de vice-président senior de la FIFA», a indiqué un porte-parole de la Fédération internationale. L'Espagnol a également démissionné mercredi «de ses fonctions de vice-président de l'UEFA et de membre du Comité exécutif de l'UEFA, avec effet immédiat», a indiqué de son côté l'instance européenne dans un communiqué.

Scandales de fraude fiscale

Le président de l'UEFA, Aleksander Ceferin, «a accepté la démission de M. Villar Llona et l'a remercié pour ses nombreuses années au service du football européen», a ajouté l'UEFA. Selon la justice espagnole, Angel Maria Villar aurait mis en place une structure qui permettait de détourner des fonds au profit de ses proches ou de lui-même. Ce réseau permettait ainsi d'utiliser les matches de l'équipe espagnole au profit de la société de conseils de son fils Gorka.

De même, il aurait utilisé la RFEF pour accorder des prestations aux présidents d'associations régionales. Son placement en détention a été un nouveau coup dans le football espagnol déjà touché par les scandales de fraude fiscale présumée impliquant des joueurs comme Cristiano Ronaldo. L'attaquant du Real Madrid comparaîtra le 31 juillet pour une fraude fiscale présumée estimée à 14,7 millions d'euros.

(L'essentiel/afp)

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