Football portugais – Le président du Benfica sera jugé pour corruption

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Football portugaisLe président du Benfica sera jugé pour corruption

Luis Filipe Vieira est poursuivi dans le cadre d'un procès pour corruption visant 16 autres personnes, dont trois juges, selon l'acte d'accusation connu vendredi.

Luis Filipe Vieira, 71 ans, brigue actuellement un nouveau mandat à la tête du Benfica, qu'il dirige depuis 2003.

Luis Filipe Vieira, 71 ans, brigue actuellement un nouveau mandat à la tête du Benfica, qu'il dirige depuis 2003.

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Le ministère public a annoncé vendredi que 17 des 18 personnes mises en examen dans la dénommée «Affaire Lex» ont été mises en accusation et devront répondre de crimes de corruption, obtention d'avantage indu, abus de pouvoir, faux et usage de faux, fraude fiscale et blanchiment d'argent. Le principal accusé de cette affaire est un ancien juge de la Cour d'appel de Lisbonne, Rui Rangel, qui s'était porté candidat à la présidence du Benfica en 2012.

D'après l'acte d'accusation cité par plusieurs médias portugais, Luis Filipe Vieira est accusé d'obtention d'avantage indu, et encourt une peine allant jusqu'à trois ans de prison, le sursis s'appliquant généralement au Portugal pour les peines de moins de cinq ans.

Une vive polémique au Portugal

Selon la presse locale, M. Vieira aurait demandé au juge Rangel d'intervenir favorablement concernant la dette fiscale de son fils, d'un montant supérieur à 1,5 million d'euros. En échange, le magistrat se serait vu offrir des postes au sein de la Fondation Benfica et dans une université appartenant au club. M. Vieira a également été mis en examen pour fraude fiscale dans une enquête visant le club, qui a par ailleurs été impliqué dans d'autres affaires portant notamment sur des soupçons de matches truqués.

L'homme d'affaires de 71 ans brigue actuellement un nouveau mandat à la tête du Benfica, qu'il dirige depuis 2003, mais se retrouve affaibli par ses déboires judiciaires. Dans ce contexte, le soutien du Premier ministre Antonio Costa à la réélection de M. Vieira a provoqué une vive polémique au Portugal, poussant jeudi le président du Benfica à retirer de sa «commission d'honneur» le nom du chef du gouvernement socialiste, ainsi que celui d'autres personnalités politiques.

(L'essentiel/afp)

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