Santé au Luxembourg – «Le prix des médicaments est déjà bas»

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Santé au Luxembourg«Le prix des médicaments est déjà bas»

LUXEMBOURG - Les producteurs «innovants» de médicaments entrent dans le débat sur la substitution des originaux par des génériques.

M. Kühne, secrétaire général de l’APL, s’oppose aux génériques.

M. Kühne, secrétaire général de l’APL, s’oppose aux génériques.

Editpress

L’Association pharmaceutique luxembourgeoise (APL) a voulu tordre le cou aux «préjugés», mercredi, lors d’une conférence de presse. Le groupement représente 35 membres, producteurs de médicaments innovants, c’est-à-dire qui investissent dans la recherche et le développement de nouveaux produits. S’il s’oppose à la substitution des médicaments originaux par les génériques engagée par le ministère de la Santé, ce n’est pas «pour continuer à gagner plus d’argent», dit Hendrik Kühne, secrétaire général de l’APL.

L’association met en avant des arguments sanitaires, particulièrement pour les traitements chroniques et les patients à vie. «Quelles vont être les conséquences pour un patient qui changera régulièrement de médicaments en fonction de leurs prix?», lance Hendrik Kühne, qui précise: si la molécule d’un générique est identique, les composants d’absorption par le corps peuvent, eux, être «mal dosés».
Sur le plan des économies que la substitution peut apporter, l’APL considère que le Luxembourg profite déjà de prix relativement bas, liés à ceux négociés en Belgique.

«Entre 2000 et 2011, la part des médicaments (hors hôpitaux) dans les dépenses de la CNS en prestation en nature est passée de 11,5 à 9,32%. D’autres postes ont augmenté dans le même temps, il y a d’autres sources d’économies à trouver», considère l’APL. Son président, Jean-Pol Leblon, rappelle: «On proposait un système avec une croissance estimée de la consommation de médicaments. Si on dépassait le plafond des remboursements, l’APL réglait la différence. La CNS avait ainsi une visibilité, mais le ministère n’a pas donné

Mathieu Vacon

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