Le procès du «Calciopoli» encore reporté
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Le procès du «Calciopoli» encore reporté

25 personnes impliquées dans le scandale des matches truqués ayant éclaté en Italie au printemps 2006 sont jugées depuis mardi à Naples. Mais le procès a été ajourné et reporté au 24 mars…

Au centre, Paolo Trofino, l'avocat de l'ancien directeur général de la Juventus Luciano Moggi attend que le procès commence. (afp)

Au centre, Paolo Trofino, l'avocat de l'ancien directeur général de la Juventus Luciano Moggi attend que le procès commence. (afp)

Voilà un procès ultra médiatique qui commence dans la douleur. Dix-huit accusés n’ont pas reçu leur convocation... Du coup, report au 24 mars. Luciano Moggi, ex-directeur général de la Juventus Turin et personnage central de ce scandale des matches truqués, ainsi que 24 autres personnes, avaient déjà été renvoyés devant le tribunal de Naples à partir du 20 janvier.

Reporté au 24 mars, ce procès pourrait avoir lieu encore plus tard, les avocats de la défense envisageant de soulever plusieurs vices de procédure. "Il y a eu 31 000 coups de téléphone sur écoute, mais une petite partie seulement ont été retranscrits", a ainsi plaidé Maurilio Prioreschi, l'un des avocats du camp Moggi.

Fraude sportive et association de malfaiteurs

"Nous envisageons d'invoquer l'incompétence de la cour de justice de Naples et demander le transfert du procès dans une autre ville", a-t-il ajouté. Paolo Trofino, un autre avocat de Moggi, a appelé de ses vœux "un procès normal".

"Luciano Moggi veut être considéré comme un citoyen normal qui puisse répondre de ses accusations dans le cadre strict d'une cour de justice", a déclaré maître Trofino, mettant en avant la trop forte pression, notamment médiatique, entourant ce procès, qui pourrait en troubler le bon déroulement.

Les procureurs napolitains Filippo Beatrice et Giuseppe Narducci, qui ont conduit l'enquête sur le plus gros scandale de corruption de l'histoire du football italien, le "Calciopoli", avaient demandé le renvoi en justice de 37 personnes, -ex-dirigeants de la Fédération et de clubs, ex-désignateurs d'arbitres- accusées de fraude sportive et d'association de malfaiteurs.

lessentiel.lu avec AFP

Le "Calciopoli" a déjà donné lieu à des sanctions de la justice sportive. La Juventus avait notamment été reléguée en Série B (2e div.) avec 9 points de pénalité. De leur côté, la Fiorentina, la Reggina, l'AC Milan et la Lazio Rome avaient pu rester en Série A avec respectivement 15, 11, 8 et 3 points de pénalité.

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