Justice au Luxembourg – Le procès pour écoutes illégales démarre ce mardi

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Justice au LuxembourgLe procès pour écoutes illégales démarre ce mardi

LUXEMBOURG - La première audience du procès pour écoutes illégales de trois anciens agents du Service de renseignements de l’État luxembourgeois (SREL) a lieu ce mardi.

L'ex-Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker doit être entendu comme témoin.

L'ex-Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker doit être entendu comme témoin.

Déjà reporté à deux reprises, le procès pour écoutes illégales de trois anciens agents du Service de renseignements de l’État luxembourgeois (SREL) démarre ce mardi. Il se poursuivra ensuite ce mercredi, ce jeudi, ce vendredi, le mardi 10 mars, le mercredi 11 mars et le jeudi 12 mars. La dernière audience est fixée le vendredi 13 mars. Jean-Claude Juncker, ancien Premier ministre du Luxembourg (1995-2013), qui doit être entendu comme témoin, devrait être présent à l'audience ce mercredi.

Pour rappel, ce procès qui devait se tenir en novembre 2017, a une première fois été reporté à novembre 2019, car Jean-Claude Juncker n'avait pas pu venir en raison d'un empêchement. L'ex-président de la Commission européenne ayant dû subir le 11 novembre dernier une opération due à un anévrisme, le procès avait dû une nouvelle fois être remis à des dates ultérieures.

Juncker avait nié avoir autorisé les écoutes illégales

Dans cette affaire, les trois anciens agents sont accusés d'avoir participé à des écoutes illégales en 2007 et d'avoir participé au détournement d'un CD crypté contenant l'enregistrement d'une conversation entre le Grand-Duc Henri et Jean-Claude Juncker, sur une série d'attentats qui ont fait cinq blessés dans les années 1980 au Grand-Duché. Deux anciens gendarmes luxembourgeois accusés d'avoir participé à ces attentats sont en jugement.

Au travers de sa fonction de Premier ministre du Luxembourg, Jean-Claude Juncker était à l'époque responsable du SREL. L'un des accusés, Marco Mille, chef du SREL, de 2003 à 2010, accuse Jean-Claude Juncker d'avoir autorisé ces écoutes illégales, ce que l'ancien Premier ministre a nié en 2013, devant la commission d'enquête sur les dysfonctionnements du service.

(L'essentiel)

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