Affaire Benalla/France – Le profil pas si lisse du jeune violenté le 1er mai

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Affaire Benalla/FranceLe profil pas si lisse du jeune violenté le 1er mai

Le jeune homme brutalisé par Alexandre Benalla, alors agent de sécurité d'Emmanuel Macron, le 1er mai dernier serait fiché par plusieurs services de renseignements.

Il disait s'être trouvé sur la place de la Contrescarpe un peu par hasard, pour «manger une crêpe» lors d'une balade avec son amie Chloé. Selon le «JDD», le profil du jeune homme brutalisé par Alexandre Benalla le 1er mai dernier à Paris ne serait pas si banal que cela.

Georgios D., 29 ans, serait en effet fiché par plusieurs services de renseignements européens. Son nom figurerait notamment dans les fichiers clandestins en Allemagne, classé comme «anarchiste». En Catalogne, le Grec aurait par ailleurs participé à des actions que la police antiterroriste espagnole considère comme illégales. L'individu aurait également été l'objet d'une surveillance des renseignements chiliens, «sans que l'on sache précisément pourquoi», note l'hebdomadaire français.

Casier judiciaire vierge

Reste que le casier judiciaire du jeune homme est vierge. Son avocat affirme qu'il «n'a aucun engagement idéologique ni aucun rapport avec des mouvances extrémistes, ni en France, ni en Grèce.» Maître Sahand Saber ajoute: «Il peut avoir des copains qui en ont, mais ça ne permet pas de le mettre en cause pour cela.»

Pendant des semaines, les images d'un couple malmené par Alexandre Benalla en marge des manifestations du 1er mai avaient tourné en boucle. Après plusieurs mois de silence, Georgios et son amie Chloé avaient raconté s'être retrouvés par hasard place de la Contrescarpe lors d'une «promenade en amoureux». Ils avaient cependant reconnu avoir lancé une carafe d'eau et un cendrier sur les forces de l'ordre.

Dans une interview accordée fin septembre au «Monde», Georgios assurait n'avoir participé qu'à une seule manifestation dans sa vie: «J'avais 15 ans. Avec toutes les écoles de Thessalonique, contre la guerre en Irak», avait-il raconté. Le jeune homme avait par ailleurs nié tout lien avec l'extrême gauche lors de sa garde à vue avec sa petite amie.

(L'essentiel/joc)

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