Dans la Meuse – Le projet Cigéo à Bure, «moins mauvaise solution»

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Dans la MeuseLe projet Cigéo à Bure, «moins mauvaise solution»

Enfouir des déchets nucléaires radioactifs comme le prévoit le projet à Bure est la «moins mauvaise solution» selon Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique français.

Le projet Cigéo est contesté par des opposants au nucléaire.

Le projet Cigéo est contesté par des opposants au nucléaire.

Enfouir des déchets nucléaires radioactifs comme le prévoit le projet Cigéo à Bure (Meuse) n'est «pas une solution entièrement satisfaisante» mais c'est la «moins mauvaise», a déclaré ce jeudi le ministre de la Transition écologique, Nicolas Hulot, des propos immédiatement dénoncés par les associations antinucléaires.

L'industrie nucléaire, «pas aussi vertueuse qu'on voudrait nous le dire», «nous laisse un tragique héritage de déchets à très haute intensité de radioactivité et de durée de vie très longue», et «que cela me déplaise ou pas, ils sont là, donc il va bien falloir qu'on s'en occupe», a déclaré le ministre au sénat lors d'une séance de questions au gouvernement.

Pas avant 2022

Nicolas Hulot «déclare sa préférence pour l'enfouissement et Cigéo», «s'enlise dans le bourbier nucléaire et renie ses engagements», a réagi la coordination d'associations lorraines anti-Cigéo, Burestop dans un communiqué.

Le projet Cigéo, régulièrement contesté devant les tribunaux et sur le terrain, vise à enfouir à 500 mètres sous terre les déchets nucléaires les plus radioactifs ou à vie longue du parc français. En juillet, l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) avait annoncé que la construction de Cigéo ne débuterait pas avant 2022, pour un lancement de la phase pilote autour de 2025. Le dépôt de la demande de construction a en effet été reporté de mi-2018 à mi-2019 et l'instruction de cette demande exigera environ trois ans.

(L'essentiel/AFP)

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