Etats-Unis – Le projet de réforme de la police avance

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États-UnisLe projet de réforme de la police avance

À cinq jours du procès d’un ex-agent pour le meurtre de George Floyd, la Chambre a adopté le projet de réforme de la police, qui n’est pas assuré de passer le cap du Sénat.

Nancy Pelosi.

Nancy Pelosi.

Getty Images via AFP

Baptisé du nom de cet homme noir, mort le 25 mai, à Minneapolis, lors de son interpellation, le texte avait déjà été adopté en juin par la Chambre basse du Congrès, à majorité démocrate. Il était resté bloqué au Sénat, aux mains des républicains jusqu’en janvier.

Les élus démocrates de la Chambre l’ont réintroduit la semaine dernière, et il a été adopté cette fois par 220 voix contre 212. Un seul républicain l’a soutenu, et deux démocrates ont voté non. Son passage au Sénat, où les républicains conservent un pouvoir de blocage, reste incertain, sauf peut-être dans une version édulcorée.

Le texte «n’effacera pas les siècles de racisme systémique» aux États-Unis, a déclaré la présidente démocrate de la Chambre, Nancy Pelosi, avant son adoption. Mais il sera «un pas énorme» vers «la construction d’une relation meilleure, plus saine, entre la police et des communautés qu’elle respecte».

Procès

La proposition de loi prévoit, entre autres, d’interdire les prises d’étranglement, de limiter les transferts d’équipements militaires aux forces de l’ordre, de créer un registre national des policiers licenciés pour abus. Le texte s’attaque aussi à la large immunité dont jouissent les policiers en cas de poursuites au civil.

Il prévoit également la fin, pour les infractions liées aux stupéfiants, des mandats de perquisition permettant aux agents d’entrer sans frapper chez les suspects. C’est dans ce cadre que Breonna Taylor, une jeune infirmière noire, a été abattue en mars dernier dans son appartement.

Son nom, parmi d’autres, a résonné dans tous les États-Unis lors des grandes manifestations antiracistes qui ont suivi la mort de George Floyd. Le quadragénaire noir est mort asphyxié par un policier blanc, Derek Chauvin, qui a maintenu un genou sur son cou, pendant près de neuf minutes. Son procès, qui sera aussi celui des méthodes policières, s’ouvre lundi à Minneapolis.

(L'essentiel/AFP)

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