Buzz au Luxembourg – Le rappeur Bandana prépare un nouveau coup!

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Buzz au LuxembourgLe rappeur Bandana prépare un nouveau coup!

LUXEMBOURG - La chanson «Squad», du gangsta rappeur Bandana, est un véritable succès sur YouTube. Combien de temps le buzz va-t-il durer?

Certains l'adorent, d'autres le détestent. Une chose est sûre, Bandana, le gangsta rappeur originaire de Belval, ne laisse personne indifférent au Luxembourg. Son clip «Squad» a déjà dépassé les 100 000 vues sur YouTube et le buzz ne risque pas de s'arrêter en si bon chemin. Du haut de ses 19 ans et armé de fausses kalachnikovs, Bandana a déjà prévu un nouveau coup fumant. Il prétend vouloir «détruire» toute la scène rap du Grand-Duché. Et des célébrités sont déjà dans le viseur du rappeur.

«Mon prochain projet est un "diss track" (un rap violent) à l'encontre de Ben Olinger», a affirmé Bandana, lors d'une interview accordée à L'essentiel. Le présentateur vedette, désormais entrepreneur dans la restauration, est dans la ligne de mire de Bandana, après avoir publié quelques photos sur son compte Facebook. Il y a visiblement de la revanche dans l'air. «Olinger est un personnage arrogant, mais il peut au moins se vanter d'avoir une carrière», reconnaît le rappeur.

«Il fait pitié»

De son côté, Ben Olinger a déjà hâte d'entendre la chanson qui lui sera consacrée. L'animateur d'Eldoradio suit avec intérêt le «phénomène» Bandana. «Je pense que nous pouvons lui accorder un minimum de crédit. Il a publié ses vidéos aux bons moments et les réseaux sociaux ont fait le reste», dit-il. Tous les ingrédients étaient effectivement réunis pour faire parler de lui. Une opération de police, une pose de gangster... «Mais ne discutons pas de la qualité de sa musique. Son rap est tout simplement mauvais. Tout le monde trouve qu'il fait pitié», précise Ben Olinger à L'essentiel. Il donne encore deux semaines au rappeur avant de passer à la trappe. «S'il a d'ailleurs besoin de moi pour son "diss track", qu'il n'hésite pas à me contacter.»

Que cela plaise ou non, Bandana bénéficie actuellement d'un véritable battage médiatique. «Plus de 100 000 vues sur YouTube, plus de 1 000 fans sur ma page Facebook en une semaine. Quels autres artistes luxembourgeois peuvent se targuer de tels chiffres?», se demande le jeune rappeur, apprenti en sciences sociales. «Les rappeurs luxembourgeois qui m'ont critiqué ne m'arrivent pas à la cheville et ils ne sont pas près d'atteindre mon niveau», estime le jeune homme. Bandana ne compte plus les critiques des soi-disant «haters» (celles et ceux qui passent leur temps à dénigrer les célébrités). Après avoir vu son clip «Squad», certains l'ont même qualifié de «cancer de l'oreille». Un «diss track» contre Bandana a même fait son apparition sur YouTube. Sans parler des insultes et des menaces.

«Nous sommes sous pression»

«Les gens ne comprennent pas que je joue un rôle», souligne le rappeur. «Je ne suis peut-être pas un exemple dans la vie de tous les jours, mais je ne suis pas un criminel non plus. Au Luxembourg, soyons sérieux, ce type de gangster n'existe pas.» Au-delà des préjugés, il a reçu de nombreuses lettres de fans qui semblent apprécier la qualité de ses chansons. Des filles se montrent également intéressées. «Certaines m'envoient des petits cœurs sur Facebook, d'autres aimeraient recevoir un autographe, voire même plus si affinités... Je ne me prends pas la tête et je reste les pieds sur terre».

Bandana a bien conscience que tout peut s'arrêter du jour au lendemain. «Nous sommes sous pression. Après le succès de la première vidéo, nous allons devoir répondre à une certaine attente». Et concernant les armes factices qui sont apparues dans le clip de «Squad», Bandana a déjà reçu un retour des forces de police. «Tout était légal», affirme-t-il. «Des agents de police étaient morts de rire après avoir vu la vidéo». Et de conclure: «Pour toutes celles et ceux qui me critiquent ou qui me menacent, je n'ai aucun problème. Je les attends de pied ferme, s'ils veulent en découdre avec moi.»

(Jörg Tschürtz/L'essentiel)

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