Ligue des champions – Le Real et la Juventus filent en demi-finales
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Ligue des championsLe Real et la Juventus filent en demi-finales

Les joueurs du Real Madrid ont battu leurs voisins de l'Atletico, pendant que les Turinois tenaient le nul à Monaco (0-0).

Monaco a dominé, fait le jeu face à la Juventus Turin, mais n'est pas parvenu à trouver la faille pour effacer la défaite du match aller (1-0, 0-0), et a été éliminé de la Ligue des Champions au stade des quarts de finale, mercredi au stade Louis-II. La Juventus Turin, venue à Monaco pour préserver l'avantage du match aller, a tenu bon face aux assauts monégasques et réussi son pari de faire son retour sur la scène européenne. Quant à Monaco, si l'équipe de la Principauté quitte la plus prestigieuse compétition européenne en quarts de finale, elle s'en satisfera sans doute car personne ne l'attendait à ce niveau. En Ligue 2 il y a deux ans, le club monégasque a tenu la dragée haute à Arsenal puis la Juventus Turin et s'en sort avec les honneurs, même s'il reste sans victoire à domicile depuis cinq rencontres. Et pourtant, les Monégasques auront sans doute des regrets. Leur performance à l'aller, match perdu (1-0) sur un pénalty d'Arturo Vidal, aurait mérité de recevoir en ayant marqué à l'extérieur. Reste que, malgré l'élimination, les Monégasques ont balayé les interrogations subsistant quant à leur niveau à ce stade de la compétition, au terme d'une performance franchement emballante.

On se demandait si les Monégasques sauraient faire le jeu? Ils ont fait le siège de la surface adverse sans discontinuer lors de la première période, tranchants et parfois même spectaculaires, comme sur cette merveille de combinaison dans un minuscule espace entre Fabinho, Joao Moutinho et Bernardo Silva, dont le centre était détourné in extremis en corner par Barzagli (19e). On disait la défense turinoise imprenable? Elle a plié, plié... mais réussi à contenir les assauts monégasques, par moments pas toujours dans les règles de l'art, comme sur ce ballon freiné façon «cuiller» de rugby par Chiellini (1e) sous la pression de Moutinho, ou sur la tenaille du même avec Vidal pour bloquer, dans la surface, l'intenable Kondogbia (36e).

Face à cet assaut Rouge et blanc, la Juve n'a pas montré grand-chose. À l'image de son maître à jouer Andrea Pirlo, tout de même auteur d'une passe en profondeur parfaite pour lancer le contre d'Alvaro Morata, freiné in extremis par le retour d'Aymen Abdennour (58e), et d'un coup franc qui rasait la transversale (90e) le champion d'Italie n'a pas tellement sollicité le gardien monégasque, Danijel Subasic. Mais protégé par une muraille de deux lignes de quatre, Gianluigi Buffon non plus n'a pas eu grand-chose à faire. Monaco sort néanmoins de la compétition la tête haute, et aura sans doute à cœur de terminer la Ligue 1 sur le podium, pour retrouver l'hymne de la Ligue des Champions la saison prochaine. Et qui sait, peut-être aller un peu plus loin.

Le Real s'en sort de justesse

À Madrid, c'est encore le Real qui règne: le champion d'Europe en titre a souffert pour dompter le vice-champion, mais il a su patienter jusqu'à un service de Cristiano Ronaldo pour Javier Hernandez (88e), peu après l'exclusion d'Arda Turan pour un second carton jaune (76e). Un but in extremis, à l'image du coup de tête de Sergio Ramos qui, en mai dernier à Lisbonne, avait expédié les deux équipes vers une prolongation remportée par le Real (4-1 a.p.). Après sept matches sans victoire cette saison, plus longue série d'invincibilité de l'Atletico dans l'histoire des derbies madrilènes, voilà le sortilège levé pour la Maison blanche. Le Real était pourtant décimé au stade Santiago-Bernabeu avec les absences de Karim Benzema, Gareth Bale et Luka Modric sur blessures et la suspension de Marcelo. Mais il a eu le mérite de proposer plus de jeu que son adversaire, lequel était surtout venu pour défendre et mettre des coups.

Car après la fièvre de la finale de Lisbonne, c'était un match qu'aucun des camps ne pouvait perdre. Et dans l'électricité ambiante, les chocs et les duels ont été plus nombreux que les occasions franches. Des coups de coude, des contacts, des grands dégagements... Clairement, les hommes de Diego Simeone étaient venus jouer le pourrissement, un jeu où généralement, l'Atletico est le plus fort. Disposés en bloc dans leur moitié de terrain, les Colchoneros ont montré une garde agressive et parfois à la limite de l'anti-jeu, Sergio Ramos, Isco ou Fabio Coentrao se plaignant tour à tour de coups de coude. Il y a eu enfin deux tacles en retard d'Arda Turan, sanctionnés chacun d'un carton jaune, ce qui a provoqué l'exclusion du Turc (76e), sans doute le tournant de la rencontre.

Sur l'ensemble du match, c'est le Real qui a eu les meilleures occasions, même s'il s'est longtemps heurté au gardien slovène Jan Oblak, déjà héros du match aller et qui a notamment gagné son face-à-face avec Ronaldo (44e). Au match aller aussi, le club merengue avait dominé sans marquer et l'absence de Bale et Benzema dans la finition a clairement pesé mercredi soir. D'ailleurs, Javier «Chicharito» Hernandez, très peu utilisé cette saison par l'entraîneur Carlo Ancelotti, a commencé par manquer ses trois occasions les plus franches. Mais l'attaquant mexicain a finalement saisi sa chance sur un déboulé de Ronaldo et il a marqué au point de penalty.

Le Bayern Munich et le FC Barcelone s'étaient qualifiés dès mardi soir. Le tirage au sort des demi-finales aura lieu vendredi au siège de l'UEFA à Nyon, en Suisse.

(L'essentiel)

Quarts de finale, matches retours

Mardi

Barcelone - PSG: 2-0 (3-1)

Bayern Munich - Porto: 6-1 (1-3)

Mercredi

Real Madrid - Atletico: 1-0 (0-0)

Monaco - Juventus: 0-0 (0-1)

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