Accident en Californie – Le rêve américain gâché d'un jeune de Remich

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Accident en CalifornieLe rêve américain gâché d'un jeune de Remich

SAN FRANCISCO/LUXEMBOURG - Max Ouazana a été victime d'un grave accident aux États-Unis. Depuis, il se bat pour pouvoir revivre normalement... et payer ses soins médicaux.

Max Ouazana se remet de son grave accident chez lui, à San Francisco.

Max Ouazana se remet de son grave accident chez lui, à San Francisco.

Katharina Campos

«La pire douleur que je n'aie jamais ressentie». Le 22 juillet dernier, la vie de Max Ouazana a basculé en l'espace d'un instant, dans une rue de San Francisco. Ce jour-là, le jeune homme de 27 ans quitte un peu plus tôt que prévu le restaurant où il travaille. Privé de sa voiture en réparation, il emprunte un scooter électrique. «J'ai appelé ma copine pour lui dire que j'arrivais, mais je ne suis jamais rentré», raconte-t-il à L'essentiel.

200 000 dollars de frais médicaux!

Une longue période de convalescence débute alors entre douleurs nocturnes, traumatisme psychologique et dépendance. Cloué au lit, le jeune homme originaire originaire de Metz vit difficilement l'après-accident. Et ce malgré sa capacité de résilience. «Il y a des jours où tout va bien, d'autres où c'est la dépression qui me guette». Car aux problèmes de santé vient s'ajouter l'effrayante question financière.

Aux États-Unis, la couverture santé n'est pas prise en charge par la collectivité, au contraire du Luxembourg, et Max s'interroge sur la note qu'il devra payer pour ses soins médicaux. 60 000 dollars pour l'hospitalisation, 80 000 pour les opérations, 5 000 pour le transfert en ambulance, sans oublier les médicaments et la kiné, les chiffres sont vertigineux. «Je pense en avoir pour 200 000 dollars minimum», estime Max. «Mon assurance m'a déjà dit que la réparation de mes dents était considérée comme de l'esthétique, donc pas prise en charge». Une illustration qui donne le ton.

«C'est beau de voir cet élan de solidarité»

Dans une situation compliquée, Max peut compter «sur l'aide de la famille et de ses amis» mais aussi sur la contribution de personnes qu'il ne connaît pas, via une cagnotte mise en place pour l'aider. 4 000 dollars ont déjà été transférés. «C'est beau de voir cet élan de solidarité», se félicite le jeune ingénieur du son, qui a vu son activité professionnelle se réduire en raison de la pandémie.

Après huit ans outre-Atlantique et des études brillantes en Californie, il n’envisage pas un retour au Luxembourg, où ses parents habitent. «De toute façon, je ne peux pas prendre l'avion pour le moment». Et sa préoccupation n'est pas là pour le moment. «J'espère surtout pouvoir remarcher normalement et reprendre un jour le sport. Les médecins m'ont dit que ce serait possible d'ici un an». Malgré les incertitudes, le marathon est lancé...

(Thomas Holzer/L'essentiel)

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