Santé mentale au travail – Le risque de burnout augmente au Luxembourg

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Santé mentale au travailLe risque de burnout augmente au Luxembourg

LUXEMBOURG - Malgré un score en hausse par rapport à l'an dernier, l'index de la qualité de vie au travail, présenté vendredi, montre des signaux inquiétants.

Près de deux tiers des participants disent devoir travailler en respectant des délais serrés.

Près de deux tiers des participants disent devoir travailler en respectant des délais serrés.

Le bien-être au travail serait-il en train de se dégrader au Luxembourg? Le score de nouveau «Quality of work index» prouverait le contraire. En 2017, les salariés interrogés par la Chambre des salariés ont donné à leurs conditions de travail la note moyenne de 55,7/100, soit un peu plus que l'an dernier (55,2) et qu'en 2015 (54,4). Malgré tout, l'étude montre que plusieurs facteurs se sont détériorés ces dernières années.

Selon les réponses fournies par les travailleurs, le management est de moins en moins participatif. «Toutes les facettes de l'autonomie au travail sont en recul», explique la Chambre des salariés, en référence à la possibilité de décider des contenus du travail, de l'ordre d'exécution des tâches ou encore des horaires de travail. Quant à l'opinion du salarié, elle «semble être prise en considération dans 4 cas sur 10 par le responsable hiérarchique direct», note l'institution.

Plus de deux heures supplémentaires par semaine

Les conflits entre vie privée et vie professionnelle sont aussi en hausse. 18% des travailleurs interrogés disent avoir «souvent» ou «presque tout le temps» des difficultés à concilier travail et vie privée, contre 13% en 2014. Il faut dire que les employés passent souvent plus de temps que prévu au travail. «En moyenne, le temps de travail hebdomadaire réel dépasse de 2,5 heures le temps de travail défini par le contrat de travail», explique l'étude. Le risque de burnout est dès lors également plus fréquent. En 2017, un travailleur sur quatre montre des signes de risque de burnout, là où ils n'étaient «que» deux sur dix en 2014.

L'enquête a aussi analysé l'impact de la «digitalisation» sur la qualité du travail. Si les technologies permettent pour certains une plus grande liberté de décision et une amélioration des performances, elles peuvent aussi être contraignantes. La digitalisation va en effet de pair avec l'augmentation du nombre de tâches mais aussi la nécessité d'être joignable en dehors du travail. 32% des salariés expliquent être «presque toujours» ou «souvent» confrontés à l'attente de cette forme de disponibilité.

Qui dit technologies, dit aussi possibilité de ramener du travail à la maison. 36% des travailleurs se disent professionnellement actifs en dehors des locaux de leur employeur. D'une manière générale, «la motivation au travail et le sentiment de bien-être sont plus élevés chez les travailleurs peu exposés à la digitalisation», conclut l'enquête.

(jd/L'essentiel)

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