Le Luxembourg et la mer – Le «Sanderus», modèle de pavillon luxembourgeois
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Le Luxembourg et la merLe «Sanderus», modèle de pavillon luxembourgeois

ANVERS/LUXEMBOURG - Le Grand-Duché existe aussi dans le secteur maritime. Le point sur la situation avec un dragueur de Jan De Nul, sous pavillon luxembourgeois.

De tous les pays enclavés, sans le moindre accès la mer, le Luxembourg possède le plus grand registre maritime. Sous pavillon luxembourgeois, depuis 1993, la flotte est ainsi passée de 54 navires à 216 en 2020. Dans ce marché de niche, le Grand-Duché abrite des petits transporteurs, des remorques, des navires de ravitaillement et des dragueurs.

Et c’est justement sur une drague de Jan De Nul Group, en activité sur l’Escaut au port d’Anvers, que le ministre de l’Économie Franz Fayot s’est déplacé, ce mardi 28 septembre 2021, pour faire le point sur le registre maritime luxembourgeois. «La société Jan De Nul, basée à Capellen et qui emploie 600 personnes au Grand-Duché, fait figure de modèle pour le "green shipping"», a-t-il souligné. «Notre commissariat aux Affaires maritimes s’est fixé comme objectif de favoriser un transport maritime respectueux de l’environnement et faible en émission».

«Le Luxembourg a fait ses preuves dans le secteur maritime»

Des caractéristiques propres au «Sanderus», navire de 111,7 m de long, que nous avons eu la chance de visiter en pleine activité de dragage d’entretien dans le port d’Anvers. Grâce à ce nouveau navire à émissions ultra-faibles, Jan De Nul a pour objectif d’empêcher l’émission de nanoparticules et ainsi, diminuer la pollution.

«Depuis 30 ans, le Luxembourg a fait ses preuves dans le secteur maritime», s’est félicité Robert Biwer, commissaire du gouvernement aux Affaires maritimes. «Cela reste une activité de niche, mais cela nous permet de favoriser le développement économique et la diversification de l’économie luxembourgeoise. Nous disposons ainsi d’activités réelles au Grand-Duché avec un registre et des navires de qualité». Et David Lutty, directeur de Jan De Nul Groupe, de confirmer qu’il apprécie particulièrement «l’attitude très pragmatique du gouvernement luxembourgeois».

(Frédéric Lambert/L'essentiel)

Un groupe mondial basé à Capellen

Dragage maritime, production d’énergie en mer, travaux d’infrastructure et génie civil, traitement de formes de pollution, autant d’activités assurées par les 82 navires du groupe Jan De Nul. Plus de 75% des navires de ce groupe international actif dans 47 pays sont aujourd’hui sous pavillons luxembourgeois. Dans le monde entier, Jan De Nul emploie 6 267 personnes. 500 marins et 100 salariés sont employés au siège de Capellen au Luxembourg.

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