Au Luxembourg – Le secteur de l'artisanat a besoin de 9 400 salariés

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Au LuxembourgLe secteur de l'artisanat a besoin de 9 400 salariés

LUXEMBOURG – Le secteur de l'artisanat manque de main-d'œuvre. Au cours des douze prochains mois, la demande sera conséquente.

La Chambre des métiers a présenté son étude, ce mercredi.

La Chambre des métiers a présenté son étude, ce mercredi.

L'essentiel

Le secteur de l'artisanat compte plus de 88 000 salariés. En 2018, il y a eu 3 141 créations d'emplois. Pourtant, selon une estimation de la Chambre des métiers, basée sur une étude auprès des entreprises du secteur présentée ce mercredi, il y aurait un besoin de près de 9 400 salariés, ces douze prochains mois. 55% de ces besoins proviennent du secteur de la construction, avec un besoin de près de 5 000 salariés et 19% pour la mécanique.

Cette main-d’œuvre dont a besoin l'artisanat sera destinée d'une part à remplacer les salariés en congés parental, congés paternité mais aussi à de la création de poste. «La situation conjoncturelle est favorable, les cahiers de commande sont bien remplis et avec les nouveaux modèles d'affaires, il y a des besoins de profils plus techniques», explique Tom Wirion, directeur général de la Chambre des métiers.

Attirer de nouveaux salariés

Il faut agir vite pour proposer des solutions aux entreprises. Au cours des dix prochaines années, 20 à 23 000 personnes partiront à la retraite et devront être remplacées. Trois quarts des entreprises recherchent leur futur personnel dans les pays limitrophes. Plus de la moitié des salariés dans l'Artisanat sont des frontaliers. «Le défi est de garder ceux qui sont là et trouver d'autres de la Grande Région qui auraient envie de venir sachant qu'on a de gros problèmes de mobilité sur lesquels il faut qu'on travaille. Il y a aussi la question du logement à un prix abordable qui se pose pour les personnes qui viendraient de plus loin. Le gouvernement est conscient de ces problèmes et travaille pour proposer des solutions», ajoute Tom Wirion.

Une des solutions réside dans la formation. Le Diplôme d'aptitude professionnelle (DAP) est la formation de prédilection cherchée dans 30% des cas en ce qui concerne la production. Pour certains métiers comme celui d'électricien, plus de 50% du besoin en main-d’œuvre se situe à un niveau DAP. Pour la gestion d'entreprise, les niveaux les plus demandés sont diplôme de fin d'études secondaires techniques, bac+3 et bac+5. La Chambre des métiers travaille en collaboration avec l'Adem et les organismes de formation continue pour proposer et former des candidats potentiels pour les entreprises. «Avec la réforme de la loi sur l'apprentissage on est sur la bonne voie. Il faut maintenant travailler sur l'orientation et promouvoir davantage les métiers manuels auprès des jeunes au Luxembourg », conclut le directeur de la Chambre des métiers.

Tom Wirion, le directeur général de la Chambre des métiers, au micro «L'essentiel Radio» de Marion Mellinger:

(Marion Mellinger/L'essentiel)

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