Foot en Italie – Le stade San Siro sera-t-il démoli ou non?

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Foot en ItalieLe stade San Siro sera-t-il démoli ou non?

Le stade milanais, plus vraiment aux normes, pourrait devenir un site de recueillement en mémoire des victimes du Covid. Un projet prévoit d’y planter 35 000 arbres.

Le mythique stade avec son architecture si particulière devrait être démoli d’ici à 2027.

Le mythique stade avec son architecture si particulière devrait être démoli d’ici à 2027.

REUTERS

L’AC Milan et l’Inter Milan, qui jouent actuellement les premiers rôles de Serie A, ont annoncé qu’ils prévoyaient de bâtir et de continuer à partager un nouveau stade ultramoderne appelé «La cathédrale». Cette construction de 65 000 places aura comme modèle le Dôme de Milan et la Galerie Victor Emanuel II. Elle devrait être achevée en 2027. Mais, pour aider à financer ce nouveau projet, le stade de San Siro doit être démoli dans le cadre du réaménagement de la zone.

Tout le monde n’est pas très chaud pour voir disparaître ce morceau d’histoire du football italien. L’architecte et dessinateur Angelo Renna a, par exemple, élaboré des plans pour planter 35 000 cyprès sur le site et en faire un monument en l’honneur de ceux qui ont perdu la vie pendant la pandémie. «L’idée principale est de sauver le légendaire stade San Siro de la démolition, en convertissant l’ensemble de la structure en un lieu de commémoration à la mémoire des victimes de Covid-19», a déclaré Renna au magazine de design Dezeen.

Il rajoute: «Mon espoir est de créer un lieu spirituel et sacré dans lequel les gens pourront se reconnecter avec leurs proches.» Il faut se rappeler que près de 35 000 personnes ont perdu la vie en Lombardie en raison du coronavirus.

Convaincre les deux clubs et la municipalité

Parmi ses propositions, Renna veut enlever le toit du San Siro et retirer tous les sièges. Une zone gazonnée restera au milieu, les trous créés dans les gradins faisant office de passerelles qui permettront d’y accéder. «Ainsi, nous pourrions donner à ce lieu une nouvelle identité, une seconde vie. Il s’agirait de maintenir le corps en modifiant son utilisation. Cela peut sembler un choix osé, mais personnellement, je le vois plutôt comme une opportunité de créer quelque chose d’unique et de spécial pour les personnes qui ont perdu leurs êtres chers.»

Mais il reste encore un grand défi à l’architecte et aux partisans de ce projet: réussir à convaincre la municipalité et les deux équipes de football de Milan d’éviter la démolition d’un lieu aussi historique et symbolique. «Si l’on considère que la démolition du stade actuel coûtera apparemment 70 millions d’euros. Ils pourraient utiliser l’argent destiné à la démolition pour réaliser notre proposition», conclut Angelo Renna.

(L'essentiel/Claude-Alain Zufferey)

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