En France – Le streaming dope le marché de la musique

Publié

En FranceLe streaming dope le marché de la musique

Le marché de la musique en France (CD, vinyles, numérique) est reparti à la hausse (+5,4%) en 2016 grâce à la forte croissance du streaming (+37%).

82% des revenus du streaming proviennent des abonnements.

82% des revenus du streaming proviennent des abonnements.

AFP

Le streaming concentre 32% des revenus du marché, qui a atteint l'an dernier 449,6 millions d'euros (contre 426,5 en 2015). Les ventes physiques (CD, vinyles) restent majoritaires avec 59% des revenus, selon le bilan annuel du Snep, principal syndicat des producteurs. «L'année 2016 marque une rupture car, pour la première fois depuis 15 ans, le marché a affiché une croissance significative. Le streaming est "le" moteur de cette croissance. C'est, je crois, la fin d'une période douloureuse et le début d'une ère plus vertueuse», a estimé le directeur général du Snep, Guillaume Leblanc.

Dans un contexte d'effondrement du disque depuis l'explosion d'Internet au début des années 2000, l'industrie musicale française n'avait connu qu'une embellie ponctuelle, en 2013 (+2,4%), due au succès spectaculaire et inattendu d'artistes comme Stromae et Zaz. Ils avaient dépassé le million de ventes. Une barre que n'a pas atteint l'an dernier Renaud, dont le dernier album éponyme a fini en tête du top album 2016 avec 730 000 ventes. La France compte désormais «3,9 millions d'abonnés» (soit 900 000 de plus en un an) à un service de streaming de type Spotify, Apple Music, Deezer ou Napster, se félicite le syndicat des producteurs qui réunit notamment les trois «majors» (Universal, Sony et Warner).

Vingt-huit milliards de titres ont été écoutés sur ces plateformes, générant plus de 143 millions d'euros de revenus. Une somme quasiment multipliée par trois en trois ans. À lui seul, le streaming par abonnement payant représente 26% du marché global. 82% des revenus du streaming (écoute en ligne sans téléchargement) proviennent des abonnements, directement à un site ou indirectement via son abonnement téléphonique. Le reste est généré par les modèles «gratuits» financés par la publicité.

(L'essentiel/AFP)

Ton opinion