Au Luxembourg – Le surendettement, une réalité au Luxembourg

Publié

Au LuxembourgLe surendettement, une réalité au Luxembourg

LUXEMBOURG - Moins de 50 ans, locataires, célibataires ou mariés... les résidents du Luxembourg ne sont pas épargnés par le surendettement.

67% des dossiers reçus en 2016 par la Ligue médicosociale concernaient les 31-50 ans. Il s'agit de la tranche d’âge majoritairement touchée.

67% des dossiers reçus en 2016 par la Ligue médicosociale concernaient les 31-50 ans. Il s'agit de la tranche d’âge majoritairement touchée.

Illustration

En 2017, le service d'information et de conseil en matière de surendettement de la Ligue médicosociale (pour le Nord et le Centre), associée à l'ASBL Inter-Actions (pour le Sud), ont reçu ensemble près de 550 demandes d’aides à travers le pays. Un chiffre stable par rapport aux années précédentes mais qui ressort des ateliers organisés ces derniers mois, notamment par le ministère du Travail, pour mettre le doigt sur la question du surendettement au Luxembourg.

Ce lundi, et même si «très peu de chiffres sur les taux des personnes surendettées sont communiqués», IMS Luxembourg (pour Inspiring More Sustainability), fait savoir que 67% des dossiers reçus par la Ligue médicosociale concernaient les 31-50 ans. Il s'agit de la tranche d’âge majoritairement touchée. «Les ménages jeunes et sans emploi sont plus exposés au risque», précise pour sa part la Banque centrale du Luxembourg. Dans le détail, on apprend que 34% des dossiers de surendettement étaient déposés par des célibataires, 27% par des personnes mariées et 26% par des divorcés. Les locataires de leur logement représentent également 67% des dossiers traités. Enfin, pour faire simple, une personne sur deux (49%) accompagnée pour un surendettement, est salariée.

Éducation financière

IMS Luxembourg, le ministère du Travail, l’ULESS et 6zero1 ont organisé des ateliers avec des participants issus de secteurs variés pour trouver des solutions à cette question «complexe et méconnue du grand public». Elles proposent une application mobile d’éducation financière pour les 12 à 25 ans (en cours de développement), un outil d’analyse permettant aux organisations de détecter les profils à risque et une campagne nationale de sensibilisation.

Rappelons que, depuis 2013, la loi permet la mise en place d'une procédure de règlement des dettes destinée à redresser la situation financière du débiteur en lui permettant de payer ses dettes tout en garantissant «la possibilité de mener une vie conforme à la dignité humaine». Les consommateurs peuvent calculer leur endettement sur le site web de la Ligue médicosociale.

(nc/L'essentiel)

Ton opinion