Dopage – Le système du «Docteur EPO» mis en lumière
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DopageLe système du «Docteur EPO» mis en lumière

Le quotidien sportif italien «Gazzetta Dello Sport» a publié une double page qui détaille tous les rouages du système du fameux docteur Michele Ferrari.

Le médecin de 59 ans est à nouveau mis en cause. (photo: Keystone/AP)

Le médecin de 59 ans est à nouveau mis en cause. (photo: Keystone/AP)

Selon le journal transalpin, le docteur Michele Ferrari, alias «Dr EPO», serait au centre d'un réseau de dopage et de blanchiment d'argent. Il aurait monté un savant système s'articulant autour de comptes en Suisse, de contrats fictifs et d'évasion fiscale. Le tout pour financer le dopage.

Le médecin de 59 ans, cité à plusieurs reprises dans le dossier de 1 000 pages publié récemment par USADA sur les agissement de Lance Armstrong, est encore mis en cause. L'enquête menée par les juges du parquet de Padoue (It), ont mis à jour un système qui générait un chiffre d'affaires de 30 millions d'euros. La machine aurait impliqué une vingtaine d'équipes professionnelles entre 2008 et 2011. Les chefs d'accusations pour lesquels Michele Ferrari est aujourd'hui poursuivi sont les suivants: association pour contrebande, vente et administration de produits dopants, blanchiment d'argent et évasion fiscale.

Des comptes en Suisse

L'enquête a mené les magistrats dans plusieurs villes suisses. La Banque Suisse Italienne (BSI) de Locarno semble être la plaque tournante des transactions du système. Mais deux comptes courants au nom de Ferrari ont été mis à jour à l'UBS de Neuchâtel ainsi qu'au Crédit Suisse de Saint-Moritz.

Des comptes ont également été ouverts aux noms de certains cyclistes: Michele Scarponi, Denis Menchov, Alexander Kolobnev et Vladimir Karpets pour ne citer que les plus connus.

Un service complet

Les sportifs qui avaient recours au services du bon docteur Ferrari ont profité d'une offre complète. Les athlètes étaient assurés de recevoir une assistance administrative (contrats, négociations, etc.), un soutien dans leur préparation physique et médicale ainsi qu'une protection juridique en cas de contrôle positif.

Des contrats fictifs sur leur image ont permis de dissimuler les transactions impliquant le dopage.

(L'essentiel Online/Jean-Philippe Pressl-Wenger)

Les 20 équipes ayant profité d'évasion fiscale selon la «Gazzetta»

Entre 2008 et 2011, ces formations ont été liées par des faux contrats d'image, afin de profiter de l'évasion fiscale: Acqua-Sapone, Androni, Astana, CSF, Colnago, Diquigiovanni, Farnese Vini, Liquigas, Lampre, Geox, Katusha, Quick Step, RadioShack, ISD, LPR, Tinkoff, Rabobank, Gerolsteiner, Milram et Vacansoleil.

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