France/Grand Est – Le «taureau» en prison pour avoir tué son amante
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France/Grand EstLe «taureau» en prison pour avoir tué son amante

MARNE - L'agriculteur Philippe Gillet a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour l'assassinat de son amante. Mais acquitté du meurtre de son épouse.

Philippe Gillet a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour l'assassinat de son amante Anaïs Guillaume mais a été acquitté du meurtre de son épouse Céline.

Philippe Gillet a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle pour l'assassinat de son amante Anaïs Guillaume mais a été acquitté du meurtre de son épouse Céline.

AFP

La cour d'assises d'appel de la Marne a condamné, jeudi, Philippe Gillet à 30 ans de réclusion criminelle pour l'assassinat de son amante Anaïs Guillaume mais l'a acquitté du meurtre de son épouse Céline. La cour d'assises a assorti sa condamnation d'une période de sûreté équivalente aux deux tiers de la peine. Le Ministère public avait requis, mercredi, la réclusion criminelle à perpétuité assortie d'une période de sûreté de 22 ans.

L'exploitant agricole de 49 ans, surnommé «le taureau des Ardennes», avait déjà été acquitté en première instance par la cour d'assises des Ardennes, en avril 2019, du meurtre de son épouse de 34 ans, le 2 janvier 2012, un décès accidentel selon lui. Il avait cependant été condamné pour meurtre à 22 ans de réclusion pour la disparition, dans la nuit du 16 au 17 avril 2013, d'Anaïs Guillaume, 21 ans, dont la voiture calcinée avait été trouvée dans un bois près de la frontière belge. La cour n'avait pas retenu la préméditation et le parquet général avait fait appel.

Les deux femmes voulaient se séparer de lui

Les restes de la jeune femme ont depuis été retrouvés, en novembre 2019, dans la ferme de l'agriculteur à Fromy (Ardennes). La découverte du corps avait été faite après que les autorités judiciaires eurent reçu un courrier anonyme, écrit, selon l'enquête, par la fille aînée de Philippe Gillet, sous sa dictée. Il avait enfoui le corps sous un tas de fumier, recouvert de 50 kg de chaux vive achetée la veille de la disparition de la victime. Le dernier bornage téléphonique d'Anaïs Guillaume avait été relevé à 4h47 près du domicile de l'accusé.

Les deux femmes voulaient se séparer de l'agriculteur, dernière personne à les avoir vues vivantes. Depuis le début du procès le 6 avril, il avait constamment rejeté toute responsabilité dans leur mort. «Je suis innocent. Je n'ai rien fait», a-t-il à nouveau déclaré avant que la cour ne se retire.

«C'est une lourde peine qui était crainte. On peut cependant se satisfaire de l'acquittement sur le volet des coups mortels sur son épouse», a réagi Me Ghislain Fay, l'un de ses avocats. «Nous avons été contestés mais nous avons eu raison de ne pas appuyer l'accusation concernant les coups mortels sur l'épouse», a commenté Me Richard Delgenes, au nom des deux filles de Philippe Gillet. Pour l'avocat de la famille d'Anaïs Guillaume, Me Damien Delavenne, «c'est un grand soulagement pour la famille après huit ans d'un long combat».

(L'essentiel/afp)

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